Le morceau du mois

June Christy / Taking A Chance On Love

A la Une

Respire Jazz Festival / 10, 11 et 12 juillet

A côté des "grands" festivals de l'été (Vienne, Marciac, Antibes, Montreux ...), il existe beaucoup d'autres manifestations consacrées à notre musique préférée.
Parmi elles, je vous recommande le "Respire Jazz Festival" qui se déroulera les 10, 11 et 12 juillet en Charente, sur le site de l'ancienne abbaye de Puypéroux, à 26 km au sud d'Angoulème.

Le festival a été créé en 2009 par Roger Perchaud et son fils Pierre, l'excellent guitariste que l'on a notamment entendu dans l'Orchestre National de Jazz, version Daniel Yvinek. Epaulés par une quarantaine de bénévoles passionnés, ils revendiquent leur liberté artistique et privilégient les coups de coeur, que ce soit pour les musiciens confirmés ou pour les jeunes talents.

De belles têtes d'affiche cette année avec, le vendredi, le trio du contrebassite Canadien Chris Jennings qui accueillera pour l'occasion un prestigieux invité, le guitariste Nguyên Lê, dont l'album "Celebrating The Dark Side Of The Moon" a été l'un des événements discographique de l'année 2014.
Le samedi, place au Charlier / Sourisse Quartet qui réunit André Charlier (Batterie), Benoït Sourisse (Orgue Hammond), David Enhco (Trompette) et l'enfant du pays, Pierre Perchaud (Guitare).
Enfin le dimanche, un concert à ne pas manquer, celui du Quintet de Vincent Peirani. Autour de ce merveilleux accordéoniste dont j'ai souvent parlé dans ces Newsletters, on retrouvera Emile Parisien (Saxophone), Tony Paeleman (Piano), Julien Herné (Basse) et Antoine Paganotti (Batterie).

A noter que le "Respire Jazz" est un éco-festival qui bénéficie du label "Eco-manifestations en Poitou Charentes". Il s'attache donc autant à faire vivre le Jazz qu'à préserver le superbe écrin naturel dans lequel il se déroule !

Vous trouverez plus d'informations sur le site du Festival

http://www.respirejazzfestival.com/

Disques

Stan GETZ / Live in Düsseldorf (1960)

Ce concert, resté inédit jusqu'à ce jour, s'inscrivait dans le cadre des tournées du JATP (Jazz At The Philarmonic) de Norman Granz. Stan Getz qui résidait alors en Europe disait "Je suis fatigué de l'esprit de compétition qui règne aux Etats-Unis. Ici, c'est plus relax et j'ai l'intention de recharger les batteries". 

A ses côtés ce soir-là à Dusseldorf, les sidemen habituels d'Oscar Peterson, Ray Brown (Bass) et Ed Thigpen (Drums) mais aussi et surtout, l'exceptionnel pianiste Suédois, Jan Johansson. Malheureusement peu connu en dehors de son pays, il reste néanmoins un des meilleurs pianistes de sa génération. En raison de son décès prématuré en 1968, à l'âge de 37 ans il nous a laissé peu de disques mais tous de grande qualité. En particulier, "Jazz Pa Svenska" (1964) dont le répertoire est constitué de chansons Folks Suédoises, arrangées pour le Jazz.

Eliane ELIAS / Made In Brazil

 

 

Retour aux souces pour la pianiste et chanteuse Eliane Elias avec ce "Made In Brazil". Elle reprend ici, avec beaucoup de personnalité, des classiques de la Bossa Nova. Elle s'est entourée de pointure locales comme le guitariste Roberto Menescal et le bassiste Marcelo Mariano et de quelques invités prestigieux, en particulier le groupe vocal "Take 6", qui magnifie "Aguas De Março". Le résultat, un disque à l'ambiance très "Smooth Jazz" qui sied parfaitement à l'atmosphère de la Bossa. Pour mieux connaître Eliane Elias, écoutez également "Something For You", son album hommage à Bill Evans, enregistré en 2008.

CEIBA / Chants du monde

Dans la Newsletter de Mai 2013, je vous avais présenté "Ceiba" un jeune groupe composé de Marion Benoit, alias Ceiba (Chant et Percussions), Valérie Chane-Tef (Piano), Jeremy Pagis (Contrebasse) et Franck Leymeregie (Batterie). Leur musique, une savante alchimie mélant l'Afrique, la Caraïbe et le Jazz. A l'époque de cette chronique, ils n'avaient pas encore publié d'enregistrement. C'est désormais chose faite avec "Chants du monde", en vente sur le site

https://ceibamusic.com/

sur lequel vous trouverez également les dates des prochains concerts, essentiellement en Poitou-Charentes et en Gironde. Le disque est aussi disponible sur la plupart des sites de télégargement légaux. 
Laissez-vous séduire par celle jolie musique multiculturelle et n'oubliez pas, pour que la musique vive, il faut aider les musiciens !

Bad News

B. B. KING (1925 -2015)

Riley "Blues Boy" KING est décédé le 14 mai à l'âge de 89 ans.
Fils de métayers, il était né dans une plantation de coton du Mississipi, et s'était très jeune passionné pour la musique, suivant ainsi les traces de son cousin Booker "Bukka" White. En 1946, il part pour Memphis avec lui et c'est dans cette ville qu'il enregistre, en 1949, un premier 78 tours produit par Sam Philips, le futur créateur du mythique label "Sun".
Sa carrière démarre véritablement en 1952 avec le morceau "3 O'Clock Blues" qui atteint la première place du Bilboard et il devient rapidement une figure majeure du Blues. Son style est inimitable et sa guitare, "Lucille" et lui, ne font qu'un.
En 1949, alors qu'il se produit au "Dance Hall" de Twist dans le Tennessee, une bagarre éclate entre deux hommes, pour une fille prénommée "Lucille". L'un d'eux renverse le poële à kérosène et la salle s'embrase. Tout le monde se précipite dehors. C'est alors que B B King réalise qu'il a oublié sa guitare à l'intérieur. Il retourne dans le brasier et réussi à la récupérer. il est si heureux qu'il décide de la prénommer "Lucille". Ce sera ensuite le nom de toutes ses guitares.

 

Quand on lui demandait quels étaient les musiciens qui l'avaient aidé à forger son propre style, il citait Blind Lemon Jefferson, Bukka White, T Bone Walker, Charlie Christian et Django Reinhardt. B B King a lui-même influencé de nombreux guitaristes, en premier lieu Eric Clapton, mais aussi, Jeff Beck, Carlos Santana ou George Harrisson.

Un morceau, une histoire

Cole PORTER / It's All Right With Me

 

Cette chanson a été composée en 1953 par Cole Porter pour la comédie musicale "Can Can", jouée la même année à Broadway. On la retrouve également dans une autre comédie musicale de Broadway, "High Society" (1956). En 1960, Walter Lang dirige le film tirée de "Can Can", avec Shirley McLaine et Frank Sinatra qui chante la chanson. Cole Porter fait partie des compositeurs majeurs du "Great American Songbook" et on lui doit de très nombreux standards comme "Night And Day", "I Get A Kick Out Of You", "I've Got You Under My Skin", "What Is This Thing Called Love", "Just One Of Those Things", "Begin The Beguine", "All Of You", "Love For Sale", "Too Darn Hot" ...

 

Quelques belles versions de "It's All Right With Me"

- Erroll Garner "Concert By The Sea" (1955)
- Chris Connor "This Is Chris" (1955)
- Ella Fitzgerald "Sings The Cole Porter Songbook" (1956)
- Sonny Rollins "Work Time" (1956)
- Monica Zetterlund "Swedish Sensation" (1958)
- Mel Torme "Sing Sing Sing" (1992)
- Brad Mehldau "The Art Of The Trio - Volume Two" (1997)
- Sara Lazarus "It's All Right With Me" (2006)

Réflexions sur les autographes

J'aime bien les autographes. Attention, pas ceux arrachés par des fans hystériques à des célébrités qui les signent à la chaine. Ni ceux que recueillent par dizaines les collectionneurs frénétiques. Non, j'aime les autographes qui sont le témoignage d'une rencontre et d'un échange. Une manière en fait de perpétuer un moment privilégié, passé en présence d'une personne qu'on estime.

J'en possède quelques uns et ils racontent tous une histoire. En voici une. Le 12 novembre 2004, je me trouvais à New York bien décidé à aller écouter du Jazz, mais ce soir là, rien ne m'attirait vraiment dans la programmation des clubs de "Big Apple". Et puis, je repérais dans un journal local, l'adresse du Smith's Bar, un petit bistrot de la 8e Avenue, aujourd'hui fermé, où se produisait un trio, Dave Hopkins (saxophone), John Colianni (piano) et Bob Cranshaw (Basse). C'est évidemment la présence de ce dernier qui me décida à aller les écouter. En effet, Melbourne Robert "Bob" Cranshaw n'est autre que le bassiste historique de Sonny Rollins avec lequel il a enregistré des albums aussi importants que "The Bridge", "Our Man In Jazz", "Sonny Meets Hawk" ou "The Cutting Edge". Il a aussi accompagné des artistes tels que Joe Henderson, Wes Montgomery, Nat Adderley et Horace Silver. Bref, une pointure et c'était tout à fait étonnant de le retrouver dans ce lieu minuscule et pas très reluisant. Dans la salle, une quinzaine de personnes, des habitués, visiblement de vrais amateurs de Jazz et moi, assis à ma petite table à un mètre des musiciens. Ce ne fut pas le concert du siècle mais simplement un bon moment passé à écouter quelques standards. A la fin du premier Set, j'engageais la conversation avec Bob Cranshaw, un homme d'une extrême gentillesse. Il m'expliqua qu'entre deux tournées internationales, il aimait se retrouver dans ce lieu sans prétention, parmi ses amis, "To Make Music".

Deux ans plus tard, le 29 juin 2006, j'étais à Vienne pour assister au concert de Sonny Rollins. A mon arrivée dans le théâtre antique, je suis tombé nez à nez avec Bob Cranshaw. Drôle de hasard et, ô surprise, il m'a reconnu. Nous avons échangé quelques mots. Lui qui s'était produit sur les scènes les plus prestigieuses s'est dit tout de même très impressionné par le véritable mur de spectateurs (9 000) qui se dressait devant la scène. Puis il s'est eclipsé en me disant "I'm in a hurry, I must Dress". La petite carte sur laquelle il avait juste inscrit "Bob Cranshaw Bass", ce 12 novembre 2004, demeure le témoignage de ces courts moments partagés.

Et puis, il y a aussi les amis, ceux qui connaissent ma passion pour le Jazz et qui m'adressent parfois des autographes qu'ils ont recueillis à mon attention. Le dernier en date, je le tiens d'Yvon qui l'a demandé à Cécile McLorin Salvant lors d'un concert à Marseille, le 20 janvier 2015. Il faut dire que nous l'avions vue ensemble, en 2013 à Harlem, où elle se produisait dans le cadre du "Charlie Parker Jazz Festival". Elle en a d'ailleurs été très étonnée quand il le lui a dit. Ces quelques mots, inscrit sur un CD me ramènent à Harlem, ce 24 août 2013, où nous avons découvert avec émerveillement cette formidable jeune chanteuse.

 

Tout principe ayant ses exceptions, il y a parfois des situations où l'on demande un autographe sans qu'il y n'y ait aucun échange mais parce qu'une rencontre fugitive est si étonnante qu'on le fait spontanément. Exemple, Le 3 juin 1992, je me trouvais avec mon ami Philippe sur le circuit de Nevers Magny Cours pour assister aux séances d'essais de Formule 1, organisées par la FOCA. Grâce à un ami journaliste, nous disposions de Pass nous permettant d'accéder à l'ensemble des installations du circuit. En me promenant dans le Paddock, je vis soudain un homme sortir du Motor Home devant lequel je passais et ainsi, je me suis retrouvé face à Ayrton Senna. Personne à l'horizon, nous étions seuls lui et moi. Il n'était pas connu pour sa convivialité et, de fait, il avait la mine plutôt sombre. Sans un mot, je lui ai donc tendu un stylo et un bout papier qu'il me signa avant de s'éloigner.

L'histoire ne s'arrète pas là puisque le 1er mai 1994, Nous étions de nouveau à Magny Cours pour assister aux trophées Jean Bernigaud. Il faisait un temps exécrable et grâce au même ami, nous regardions les courses bien au chaud dans la salle de presse. Soudain, il y eut une grande agitation. Un fax venait de tomber, annonçant le terrible accident dont Ayrton Senna venait d'être victime sur le circuit d'Imola et qui allait lui être fatal. Je posséde toujours la copie de ce Fax ainsi que cet autographe qui recèle lui aussi bien des souvenirs.

Un morceau, une histoire

Alexandre BORODINE / Danses Polovtsiennes

Les Danses Polovtsiennes sont un ensemble de danses que l'on peut entendre dans le deuxième acte de l'opéra "Le Prince Igor" de Borodine. Ces danses, qui nous plongent au plus profond de l'âme Russe, sont un véritable enchantement. Resté inachevé, "Le Prince Igor" a été terminé après la mort du compositeur, par Alexandre Glazounov et Nicolaï Rimski-Korsakov.

Le thème le plus connu des danses "Gliding Danse Of The Maiden" a été adapté en 1953 pour la comédie musicale "Kismet", sous le titre "Stranger In Paradise". Je vous épargnerai ici les références des nombreuses versions sirupeuses qui ont proprement massacré Borodine, pour ne citer que celle, absolument magique, de Wes Montgomery sur l'album "Fingerpickin'"(1958).

 

Une photo, une histoire

Amsterdam - 31 décembre 2010

On les dirait tout droit sorties d'un dessin animé, pourtant, ces maisons du vieil Amsterdam sont bien réelles. Elles sont situées le long du "Damrak", la rivière aujourd'hui partiellement comblée qui reliait la gare centrale, à la principale place de la ville, le Dam. A quelques pas, se trouve l'hôtel Prinz Hendrik où le trompettiste Chet Baker trouva la mort, le 13 mai 1988, en faisant une chute par la fenêtre de sa chambre.

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Jackson Pollock - Greyed Rainbow - Art Institute Of Chicago - 31 août 2006

Jackson Pollock - Greyed Rainbow - Art Institute Of Chicago - 31 août 2006

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