Le morceau du mois

Ella FITZGERALD & Louis ARMSTRONG / Summertime

Disques

Brad MEHLDAU / Blues And Ballads

 

Après quatre ans d'absence discographique, revoici le Trio du pianiste Brad Mehldau avec Larry Grenadier (bass) et Jeff Ballard (drums). Il renoue avec son habitude de passer à la moulinette de son infini talent, quelques standards comme "Since I Fell For You", un "Blues - Ballad" justement, composé par Buddy Johnson et deux standard de la Pop "An I Love Her" (Lennon / McCartney) et "My Valentine" de Paul McCartney, dans une interprétation beaucoup plus intéressante que l'originale, grâce au traitement 'Bluesy" qui sous-tend d'ailleurs tout l'album. On retrouve ici tout ce qui fait qu'on aime Brad Mehldau, sa faculté à s'approprier tous les thèmes qu'il choisit et ses lumineuses improvisations. Indispensable !

Disques

Jarrod LAWSON / Jarrod Lawson

 

Aux confins du Jazz, du Funk et de la Soul Music, voici Jarrod Lawson, un jeune chanteur et pianiste venu de Portland dans l'Oregon. Ne vous fiez pas à son look gentillet, ce gas-là transpire la Soul.
On pense à Stevie Wonder, Al Jarreau ou Donny Hat
haway mais le jeune homme ne se contente pas de singer ses illustres prédécesseurs et affirme une véritable personnalité musicale.

Un regret toutefois, la pochette particulièrement laide, propre à décourager un acheteur potentiel.

Du côté des indépendants - La sélection de Philippe VINCENT

 
Depuis toujours, les meilleurs promoteurs du jazz ont souvent été les labels indépendants. Et à une époque où l’industrie du disque est vacillante, ils sont plus que jamais les partenaires des musiciens qui ne jouissent pas d’un statut de star. Voici une petite sélection très subjective de certaines de leurs parutions récentes.

           

Piano.  Avec « Border Lines » (Cristal Records/H.Mundi) qui est déjà son quatrième album, Stéphane Stapis se propose d’explorer « un concept de frontière » entre la Grèce de ses origines et la France de sa vie d’aujourd’hui. Mélange de compositions originales et de mélodies grecques revisitées en en gardant les senteurs orientales, un « fender rhodes » venant supplanter à certains moments un clavier acoustique que l’on sent plein de maîtrise en compagnie de Marc Buronfosse (b) et Arnaud Biscay (dms). Si Jeremy Hababou n’en est qu’à son premier album (« Run Away » - Gaya/Socadisc)  on sent vite qu’il va falloir compter avec ce jeune pianiste israélien installé en France. Découvert par la chanteuse Anne Ducros, parrainé par Avishai Cohen et épaulé ici par le batteur Ziv Ravitz, complice de Yaron Herman, ce jeune musicien qui a commencé tard va vite rattraper le temps perdu : technique, virtuosité, musicalité, rien ne lui manque et son disque est un petit bonheur. Face à ces deux jeunes talents en devenir, le label danois Stunt (Distri. Una Volta) propose les derniers disques de deux pianistes confirmés depuis longtemps. Aaron Parks nous offre, avec « Groovements », un trio d’une unité remarquable en compagnie de Thomas Fonnesbaek (b) et de Karsten Bagge (dms), l’une des plus belles réussites de ces derniers temps dans ce format triangulaire. Et le même Thomas Fonnesbaek, digne successeur de N.H.O.Pedersen, donne la réplique à un Ole Kock Hansen plein de fraîcheur malgré ses 70 printemps (« Fine Together-Nordic Moods ») dans un duo piano/contrebasse dont la poésie nous rappelle les meilleurs moments du genre.

   

Saxophone. Sur l’album « Dreamers » (Cristal/H.Mundi) l’altiste (et clarinettiste) Sébastien Texier se présente avec une formation originale dans laquelle l’orgue Hammond apporte son lot de sonorités bien pleines. Voilà des « dreamers » qui, entre roots et modernité, nous font rêver à l’universalité de la musique. Avec l’arrivée des saxophones de Sylvain Beuf, le duo du guitariste Michel Perez et du bassiste Diego Imbert s’est transformé en une « Triple Entente » (Trebim/L’Autre Distri) où les trois larrons s’en donnent à cœur-joie en se « démarquant » de vieux standards dont ils gardent la grille harmonique. Avec un son qui rappelle par moment le style west coast , ma fille dirait que c’est « trop cool ».

       

French Trinity.  Airelle Besson nous avait enchanté avec son duo en compagnie de Nelson Veras. La voici avec son nouveau quartet et un album (« Radio One » - Naïve) à l’originalité revendiquée. Isabel Sörling (voc), Benjamin Moussay (p,clav) et Fabrice Moreau (dms) épaulent superbement la jeune trompettiste dans les moments aériens comme dans les morceaux plus dansant. Et sa sonorité, toujours ronde et pleine, sait se faire enchanteresse pour nous convaincre qu’elle est bien l’autre voix de l’orchestre. A propos de voix, ne ratez pas celle de Thomas de Pourquery, invité du Red Star Orchestra dans l’excellent « Broadways » (Label Bleu/L’Autre Distri). On connaissait le saxophoniste mais certains découvriront le chanteur et sa belle voix suave de baryton dans un disque décalé qui ne tombe à aucun moment dans le mimétisme ou la parodie, là où pouvaient l’attendre quelques grincheux. Enfin, autre belle réussite, le « Multiquarium Big Band » (Gemini/La Baleine) où les co-leaders Charlier/Sourisse reprennent dans un double CD certains de leurs morceaux réarrangés pour un orchestre «  grand format ». Des invités prestigieux (Philip Catherine, Gerry Bergonzi, Perico Sambeat, Alex Sipiagin) y brillent aux côtés des solistes réguliers de l’orchestre (Pierre Perchaud, Stéphane Guillaume, Claude Egéa) dans un festival sonore de haut niveau où l’enthousiasme le dispute à la qualité des arrangements.               

 Directeur de la Société OMD (1983-1996) spécialisée  dans la  distribution de  labels de jazz (Enja, Timeless,  Muse,  Sunnyside, GRP,  etc), créateur du label IDA  Records (1984-  1998) qui enregistra  Barney Wilen, Louis  Sclavis, Laurent de  Wilde, Enrico Pieranunzi et  bien  d'autres, Philippe Vincent est  membre de  l'Académie du  Jazz  et collaborateur régulier de Jazz  Magazine/Jazzman  depuis  2008. 

Un morceau, une histoire

Hoagy CARMICHAEL & Stuart GORREL / Georgia On My Mind

On attribue souvent, mais évidemment à tort, cette chanson à Ray Charles tant elle est indissociable de l'oeuvre et du style du chanteur et pianiste d'Albany, en Géorgie justement. Elle a, en réalité, été composée en 1930 par Hoagy Carmichael (paroles de Stuart Gorrell), un an après son autre grand succès "Stardust". C'est son ami, le saxophoniste Frankie Trumbauer, qui lui avait suggéré d'écrire cette chanson "Why don't you write a song about Georgia ? Nobody ever lost money writing songs about the South". Le premier enregistrement date du 15 septembre 1930 par Hoagy Carmichael lui-même, accompagné notamment par Bix Biederbecke (Cornet), Jack Teagarden (Trumpet), Jimmy Dorsey (Clarinet) et Eddie Lang (Guitar).

A écouter, la célébrissime interprétation de Ray Charles sur l'album "The Genius Hits The Road" (1960) mais aussi quelques autres belles versions.

- Hoagy Carmichael "Hoagy Sings Carmichael" (1956)

- Oscar Peterson "Night Train" (1962)

- Ella Fitzgerald "Ella Swings Gently With Nelson" (1962)

- Willie Nelson "Stardust" (1978)

En 1979, "Georgia On My Mind" est devenu l'hymne officiel de l'état de Géorgie.

Un disque à découvrir ou à redécouvrir

Tuck & Patti / Tears Of Joy

 

La chanteuse Patricia Cathcart et le guitariste Tuck Andress se sont rencontré en 1980. Depuis, ils forment un duo assez unique mais pourtant méconnu. Tuck est un étonnant guitariste, jouant simultanément, des accords, des lignes mélodiques et des basses ou utilisant sa guitare électrique comme instrument de Slapping. Un vrai virtuose ! Quant à Patti, elle a tout d'une grande vocaliste, une voix chaude et grave, du feeling à revendre et elle maîtrise parfaitement l'art du Scat. Ecoutez ce "Tears Of Joy" et vous l'aimerez !.
Bon sang ne saurait mentir, la nièce de Tuck Andress n'est autre que qu'Annie Clark, plus connue sous le nom de "St Vincent", l'une des artistes les plus en vue de la nouvelle scène Pop Américaine.

Vu sur le Net

Dans la Newsletter de juin 2015 (http://jazznicknames.over-blog.com/2015/05/les-news-2015-juin.html) je vous avais présenté "Chants du Monde", l'album de "Ceiba". Voici leur nouveau Clip, "Maloya (Vent Nouveau)", tourné à Cotonou au Bénin. Il célèbre le partage des cultures. Merci de faire connaître cette bien jolie musique du monde.

Coup de gueule

Ovalie, ton Rugby fout le camp !

On l'aimait bien notre Rugby d'antan, fait de derbys, de querelles de clochers, de bourriches et de troisièmes mi-temps mémorables. Ce rugby-là a vécu car un jour, les financiers se sont mis en tête de faire de ce jeu, un sport universel et professionnel, donc lucratif.

Les "valeurs économiques" ont remplacé les valeurs morales et sportives et les clubs Français se sont lancés dans la course à l'armement. Le Top 14 est ainsi devenu une annexe du Super 18 avec ses contingents, toujours plus importants, de joueurs venus de l'Hémisphère Sud.

Exemples

Finale du Challenge Européen du 13 mai 2016 - Montpellier / Harlequins.

              

Dans le 15 de départ du MHR, on trouvait 1 Australien, 1 Géorgien, 2 Fidjiens, 1 Néo-Zélandais, 7 Sud-Africain et 3 Français.

Dans celui des Harlequins, 1 Australien, 1 Ecossais, 2 Gallois, 1 Néo-Zélandais et 10 Anglais.

Finale de la coupe d'Europe du 14 mai 2016 - Racing 92 / Saracens

         

Les quinze de départ :

Racing 92 : 1 Argentin, 1 Gallois, 4 Néo-Zélandais, 3 Sud-Africain et 6 Français.

Saracens : 1 Américain, 1 Ecossais, 1 Sud-Africain et 11 Anglais.

Dans le même temps, le quinze de France a perdu son lustre, la faute aux sélectionneurs dit-on. Mais comment peut-il en être autrement quand les postes clefs sont occupés par des mercenaires, dans la plupart des clubs du Top 14. Certes, les stades sont pleins mais les supporters, quasi footbalistiques, ont remplacé les Aficionados. Bref, le beau jeu de Rugby est devenu un sport comme les autres.

Les hymnes des clubs sont aussi le reflet de cette mutation.

Aujourd'hui l'alternative, c'est soit le "Pilou Pilou" du Rugby Club Toulonnais, soit le magnifique "Vino Griego", hymne de la Pena Baiona de l'aviron Bayonnais. A chacun de choisir. Pour ce qui me concerne, c'est fait !

Une photo, une histoire


Lever de soleil sur la forteresse de Polignac - 11 septembre 2011 - 07 h 15

Polignac est une petite commune de Haute-Loire, disposée en cercle autour d'un plateau basaltique aux parois abruptes. A son sommet (700 mètres d'altitude), une forteresse datant du XIIe siècle qui a été restaurée dans les années 1890. En dépit de la sombre prédiction du photographe Lacan "le précieux monument, comme tant d'autres, tombe pierre après pierre. Bientôt, il disparaîtra comme les générations qui l'on habité", elle dresse toujours fièrement sa silhouette majestueuse. A 34 km à l'ouest de Polignac, le village de Chavaniac-Lafayette est aussi un lieu chargé d'histoire. Dans son château, surnommé "le manoir des deux mondes", est né en 1757, Gilbert du Motier, Marquis de Lafayette, le héros de la guerre d'indépendance Américaine.

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Colmar - Musée Unterlinden - Pablo Picasso - Buste de Femme Assise - 25 avril 2016

Colmar - Musée Unterlinden - Pablo Picasso - Buste de Femme Assise - 25 avril 2016

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