"Jazz is not just Music. It's a way of Life, It's a way of Being, A way of Thinking". Nina Simone

Le morceau du mois

Al JARREAU & Kathleen BATTLE / My Favorite Things

Disques

PEE BEE / Dolce Vita

Le Big Band "Pee Bee" a été fondé en région Parisienne en 2007 par le saxophoniste Italien Claudio Pallaro et le contrebassiste Anglais Gary Brunton. Il tire son nom des initiales des deux artistes. Le groupe est aujourd'hui composé de douze musiciens dont l'étonnante chanteuse Sandrine Deschamps venue de l'univers de la musique classique (elle a notamment tenu le rôle de Pamina dans la Flûte Enchantée).
Pee Bee nous propose un large panorama de la musique Italienne qui va de Nino Rota à Paolo Conte en passant par l'opéra et "Bella Ciao", l'hymne des partisans Italiens. Les superbes arrangements contribuent largement à ce bel ensemble.

       

Ce disque m'a donné l'envie de réécouter "Amarcord Nino Rota", l'excellent album de Carla Bley, publié en 1991.

Un disque à découvrir ou à redécouvrir

Stefano BOLLANI - Hamilton DE HOLANDA / O Que Sera

Stefano Bollani est sans conteste l'un des plus talentueux pianistes contemporains. Natif de Milan mais Toscan de cœur, on connait généralement cet artiste volubile pour son travail avec le trompettiste Enrico Rava.
Il sait cependant s'ouvrir à toutes les musiques et cet album, enregistré en Live en 2012 lors du festival de Middelheim en Belgique, en est le témoignage.
A ses côtés, le mandoliniste Brésilien Hamilton de Holanda, surnommé "le Jimi Hendrix du Bandolim", ce qui en dit long sur sa virtuosité ! Ils nous proposent un mélange véritablement enthousiasmant de compositions originales et de reprises des maîtres de la musique Brésilienne (Chico Buarque, Tom Jobim, Baden Powell ...). Comme j'ai coutume de le dire, la virtuosité n'a d’intérêt qu'à condition qu'elle soit au service de la musicalité. C'est bien le cas ici.

       

Toiles de Maître et Blues Slave - La chronique de Philippe VINCENT

Quoi de plus naturel, sur un blog musical qui parle régulièrement d’arts plastiques, que de célébrer la rencontre du jazz et de Picasso. Si on ne connait pas chez le peintre espagnol d’affections particulières avec la musique afro-américaine, le jazz lui rendit hommage à plusieurs reprises, d’abord grâce à Coleman Hawkins qui donna dès 1948 le nom du maître à un de ses morceaux, l’un des premiers en solo intégral de l’histoire du jazz. Plus près de nous, il y eut également les  Picasso Suites  du saxophoniste David Murray avec son octet. Quant au label Pablo créé par le producteur Norman Granz, tout amateur de jazz en a quelques volumes dans sa collection.

C’est au tour de l’Unitrio, formation franco-suisse née il y a une douzaine d’années, d’emprunter le nom de l’artiste pour le donner à son troisième album publié aujourd’hui sur le label catalan Fresh Sound New Talent. Mais le projet des trois musiciens (Damien Argentieri à l’orgue, Frédéric Borey au saxophone et Alain Tissot aux percussions) est précis dans la référence puisqu’ils se proposent de « lire » cinq toiles du maître avec leur œil de compositeur et d’improvisateur, tous trois étant issus d’une formation classique avant de s’être consacrés au jazz. Si, a priori, on pouvait s’interroger sur ce que donnerait un tel challenge, on est dès le premier morceau sous le charme d’une musique qui n’abuse à aucun moment d’un avant-gardisme parfois radical dans ce genre d’expérience. C’est plutôt le caractère poétique de l’entreprise qui reste dans les oreilles. Les climats que sait générer l’orgue de Damien Argentieri et le sens de la nuance d’Alain Tissot s’accordent à merveille avec le saxophone presque getzien de Frédéric Borey (onctuosité du son et grande fluidité du phrasé) qui signe une composition aérienne sur L’Acrobate. Ne vous fiez pas à la pochette qui est la seule erreur de ce disque mais laissez vos yeux écouter la musique.

Il m’arrive de mettre sur ma platine le disque d’un artiste inconnu, pour le meilleur ou pour le pire. Avec celui d’Olinka Mitroshina (Gershwin’s Blues/Disques DOM), ce fut pour le meilleur. Mais pas de texte de pochette et peu de choses sur internet. Alors je me suis débrouillé pour trouver son adresse mail et son téléphone pour en savoir un peu plus. Olinka vient d’un pays qui n’existe plus, la Lettonie soviétique. Devenu indépendant, ce petit pays balte était encore peuplé dans sa région ouest de beaucoup de russes que l’URSS y avait envoyés et qui durent alors affronter le nationalisme ambiant qui imposait sa culture : religion catholique, alphabet latin, parfois reproches de parler russe en public, etc. A une vingtaine d’années, Olinka a fui cette ambiance xénophobe pour s’installer dans l’est de la France avant d’émigrer à Bordeaux puis à Paris. Si elle ne parlait alors pas un mot de français, elle connaissait le langage de la musique sur le bout des doigts : études de piano classique en Lettonie puis de vocal à Saint-Pétersbourg, mais c’était le blues qu’elle avait dans les tripes et c’est depuis quinze ans sa prière quotidienne. D’une manière générale, le jazz, la musique noire, les musiques roots, c’est son truc. Et quand on a passé sa jeunesse dans un pays où les chorales pullulent, on a un temps d’avance sur la concurrence ! En outre, elle a une voix singulière qu’elle maîtrise parfaitement, un partenaire guitariste, Georges Guy, qui se révèle un excellent complice et ils arrivent ensemble à donner un souffle nouveau à des vieux morceaux dont ils gardent toute l’authenticité. Quelques invités viennent enrichir leur duo avec une mention spéciale pour la flûtiste Marine Thibault dont on ne sait pas trop quelle steppe son instrument est allé arpenter. Vous l’aurez compris, il faut écouter cette fille bien vite. Pas étonnant qu’elle soit amie avec  Lionel Loueke, Jean-Michel Pilc, Rick Margitza et quelques autres grands jazzmen d’aujourd’hui. Et pour les parisiens qui l’ont ratée pendant trois ans au «Petit Journal Montparnasse » où elle officiait au piano-bar, ils peuvent aller l’écouter tous les mardis au « Port du Salut » (163 rue Saint-Jacques). Bienvenue au blues slave !

 Directeur de la Société OMD (1983-1996) spécialisée  dans la  distribution de  labels de jazz (Enja, Timeless,  Muse,  Sunnyside, GRP,  etc), créateur du label IDA  Records (1984-  1998) qui enregistra  Barney Wilen, Louis  Sclavis,  Laurent de  Wilde, Enrico Pieranunzi et  bien  d'autres, Philippe Vincent est membre de  l'Académie du  Jazz  et collaborateur régulier de Jazz Magazine/Jazzman  depuis  2008.

Un morceau, une histoire

Arthur JOHNSON & Johnny BURKE / Pennies From Heaven

 

"Pennies From Heaven" est une chanson populaire composée en 1928 par Arthur Johnson et Johnny Burke. Elle fut interprétée en 1936 par Bing Crosby dans le film éponyme. Elle devint rapidement un standard chez les Jazzmen et on ne compte plus les reprises admirables de ce thème. Mais pour moi, la meilleure version reste celle de Stan Getz, dans l'enregistrement de 1957 avec le trio d'Oscar Peterson.

Deux autres belles versions :

Dave Brubeck / Brubeck Time (1954)

Sarah Vaughan / Swingin' Easy (1957)

Une artiste à découvrir ou à redécouvrir

Ruth "Miss Rhythm" BROWN

 

Ruth Brown est née en 1928 à Portsmouth en Virginie. Comme beaucoup de jeunes filles noires à l'époque, elle commence à chanter dans une chorale de "Gospel". Elle se fait ensuite remarquer en remportant le concours de chant de l'Apollo Theater, à Harlem et signe un contrat avec la toute jeune maison de disques "Atlantic Records" dont elle contribue à asseoir la renommée. Dans les années cinquante, elle devient la chanteuse de "Rhythm And Blues" la plus populaire mais l'arrivée du "Rock 'N' Roll" la fait tomber dans un relatif anonymat. Elle fait un Come Back dans les années 70, puis 80 mais sans retrouver le succès de ses grandes années. Dotée d'une voix puissante et pleine de Feeling, elle a influencé des artistes comme Etta James, Aretha Franklin et même Janis Joplin.

       

GRAMMY AWARDS 2018

 

Comme annoncé le mois dernier, la 60e cérémonie des Grammy Awards s'est déroulée le 28 janvier au Madison Square Garden de New York.
Voici les heureux lauréats :
Best Improvised Solo - John McLaughlin "Miles Beyond"
Best Vocal Album - Cecile McLorin Salvant "Dreams And Daggers"
Best Instrumental Album - Billy Childs "Rebirth"
Best Large Ensemble Album - Christian McBride Big Band "Bringin' It"
Best Latin Jazz Album - Pablo Ziegler Trio "Jazz Tango"

Académie du Jazz

L'Académie du Jazz a remis ses prix 2017 lors de la soirée qui s'est tenue le 21 janvier, au "Pan Piper" à Paris. Le prestigieux prix Django Reinhardt revient à Cécile McLorin Salvant. C'est la première fois, depuis que l'Académie existe, qu'il est décerné à un ou une vocaliste. Parmi les autres lauréats, on peut mentionner le Christian McBride Big Band, grand prix pour l'album "Bringin' It" et le pianiste Laurent De Wilde, prix du disque Français pour l'album "New Monk Trio".

http://www.academiedujazz.com/palmares-2017.html

Bad News

Edwin HAWKINS (1943 - 2018)

Le fondateur et leader des Edwin Hawkins Singers est décédé le 15 janvier, à l'âge de 74 ans. Personnalité importante du "Gospel" moderne, il avait connu un succès planétaire en 1967, en arrangeant et en reprenant "Oh Happy Day", un hymne religieux du XVIIIe siècle (sept millions de disques vendus !) avec en leader vocal, la chanteuse Dorothy Combs Morrison. La chanson fut notamment reprise par Joan Baez, Etta James, Quincy Jones et même Elvis Presley. Pendant sa longue carrière, Edwin Hawkins a publié des dizaines de disques et reçu quatre Grammy Awards.

Ce n'est pas du Jazz, mais ...

Francis POULENC / Stabat Mater

Francis Poulenc (1899 - 1963), compositeur et pianiste, était membre du fameux groupe de six aux côtés de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud et Germaine Taillefer. Maître de la musique moderne, on lui doit nombre d’œuvres majeures du 20e siècle dont son "Stabat Mater", composé en 1950 en hommage à son ami, le peintre et décorateur Christian Bérard, décédé l'année précédente. Cette composition en douze mouvements pour Soprano Solo, chœur et orchestre fut créée le 13 juin 1951 avec en soliste, la toute jeune Soprano Geneviève Moizan.

 

Vu sur le Net

Alison KRAUSS / When You Say Nothing At All

 

Cette superbe balade, composée par Paul Overstreet et Don Shlitz, a été popularisée par Keith Whitley (Album "Don't Close Your Eyes" 1988) mais elle a pris toute sa dimension dans la version d'Alison Krauss (Album "Now That I've Found You" - 1995). Sur la vidéo ci-dessous, Alison "The Queen Of Bluegrass" Krauss l'interprétait à la Maison Blanche, le 21 novembre 2011, dans le cadre des concerts "In Performance At The White House".

Un peintre à découvrir ou à redécouvrir

Joan MITCHELL

Joan Mitchell (1925 - 1992) est une artiste peintre originaire de Chicago. Au début de sa carrière, elle est influencée par des artistes comme Vincent Van Gogh et Paul Cézanne. Puis elle trouve sa propre voie dans l’expressionnisme abstrait. En 1955, elle s'installe en France, à Vétheuil près de Giverny, non loin de la maison de Claude Monet. 
"Je peins des paysages remémorés que j’emporte avec moi, ainsi que le souvenir des sentiments qu’ils m’ont inspirés, qui sont bien sûr transformés", disait-elle.
On peut visiter sa fondation, au 137, West 25th Street, à New York.

http://joanmitchellfoundation.org/

Untitled - Huile 201,3 X 181 - 1958

Une photo, une histoire

New York - Statue de la Liberté - 21 mai 2009

La "liberté éclairant le monde" (Liberty Enlightening The World) puisque c'est son véritable nom, que l'on doit au sculpteur Auguste Bartholdi, a été construite en France puis offerte au peuple Américain pour célébrer le 100e anniversaire de son indépendance. Elle a été inaugurée le 28 octobre 1886. Située entre la pointe sud de Manhattan et Ellis Island, elle est constituée d'une structure en acier réalisée dans les ateliers de Gustave Eiffel et recouverte d'une pellicule de cuivre. Haute de 46 mètres (93 mètres socle compris), elle a fait l'objet de plusieurs rénovations qui lui permettent de rester dans un état de conservation remarquable.

Les albums photos en ligne sur Adobe Spark

Une photo, une histoire - Souvenirs du monde

Chaque mois où presque, je publie une photo sur ce Blog, dans la rubrique "Une photo, une histoire".
J'en ai rassemblé quelques-unes (et d'autres) sur "Adobe Spark".
Vous pouvez les retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous ou en scannant le QR Code avec votre smartphone

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Photos et histoires de New York - Souvenirs de "Big Apple"

"Photos et histoires de New York", un 2e album photos est en ligne sur "Adobe Spark"
à partir du lien ci-dessous ou en scannant
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https://spark.adobe.com/page/kYq4mBZWIMkaZ/

Souvenirs de Florence - La ville où l'Art est Roi

"Souvenirs de Florence" un 3e album photos est en ligne sur "Adobe Spark" à partir du lien ci-dessous ou en scannant le QR Code avec votre smartphone

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Lionel Tison - L'herbe - Bassin d'Arcachon - Acrylique 80 X 80 - Octobre 2017

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