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Le morceau du mois

NOVA / Aguas De Marco

Disques

Sophie ALOUR / Time For Love

Voici comment Sophie Alour présente son nouvel album :
"Je nourris depuis toujours une admiration immense pour les chanteuses comme Ella Fitzgerald, Billie Holiday ou Joni Mitchell mais aussi et surtout Shirley Horn, amante de la lenteur, grande prêtresse du silence, qui semble chanter au creux de l'oreille... Et pour la saxophoniste que je suis, c'est à la fois un rêve et un défi que de me mesurer à la voix humaine", 
Ce retour aux standards, qui semble d'ailleurs beaucoup intéresser les musiciens actuels, démontre son attachement à tous ces thèmes qui ont marqué l'histoire du Jazz et à la possibilité, sans cesse renouvelée, de les réinterpréter, voire de les réinventer.
"Time For Love", dédié aux balades des plus grands compositeurs (George Gershwin, Jimmy Van Heusen, Hoagy Carmichael, Cole Porter ...) permet à Sophie Alour, dont le jeu de saxophone n'a jamais été aussi abouti, d'exprimer pleinement toute sa sensibilité.
Elle s'est entourée de musiciens exceptionnels, qui au-delà de leurs qualités intrinsèques, font preuve d'une remarquable cohésion sous la direction musicale de David El Malek.

Cet album aérien et subtil sera assurément l'un des grands disques de l'année !

Clermont Ferrand - Jazz en Tête - 19 Octobre 2005

Les musiciens
Sophie Alour (Saxophones Tenor et Soprano),
Sandro Zerafa (Guitare), Sylvain Romano (Contrebasse),
André Ceccarelli (Batterie), Stéphane Belmondo (Bugle),
David El Malek (Saxophone Tenor), Glenn Ferris (Trombone),
Rhoda Scott (Orgue), Alain Jean-Marie (Piano),
Laurent Coq (Piano).

Et puis, il y a la pochette, bien intrigante à première vue.
Elle est l'
œuvre de l'artiste de rue Julien de Casabianca et elle fait partie de son "Outings Project".
Lancé en 2014, il vise à faire sortir l'art des musées. A cet effet, Julien De Casabianca prend des tableaux en photos, il en extrait les personnages, les imprime et les colle sur les murs des villes (Paris, New-York, Moscou, Hong-Kong ... ou comme ici Jérusalem). Chacun peut ainsi découvrir ces œuvres étonnantes en parcourant les rues des cités.

http://www.outings-project.org/gallery

"Cette pochette dit beaucoup de ce que j'ai mis dans ce disque. Elle dit l'art comme organisation du chaos, qu'il soit existentiel ou dû à la guerre. L'art qui surgit au milieu des ruines et qui viendrait nous sauver de la brutalité du monde, en disant l'espoir en l'Homme, capable du pire comme du meilleur. Cette pochette dit aussi l'imbrication du passé dans le présent, du déjà vu dans l'inédit". Sophie Alour

http://www.sophiealour.com/

Le chant de la Sirène - La chronique de Philippe VINCENT

En ce début de siècle où le jazz semble accoucher d’une génération spontanée de chanteuses qui ne resteront pas toutes éternellement devant un micro, reconnaissons que cette pléthore de vocalistes nous  réserve parfois d’excellentes surprises. C’est le cas avec la danoise Sinne Eeg qui, si elle n’est pas encore très connue en France malgré quelques concerts et un Prix du Jazz Vocal à l’Académie du Jazz il y a trois ans, n’en est pas à ses débuts. Née à la fin des années 70 dans un environnement musical opportun (un père contrebassiste et un frère saxophoniste), elle tourna vite le dos à l’apprentissage classique de son adolescence, irrésistiblement attirée par l’aventure jazzistique. "J’aime vraiment l’improvisation et il m’est difficile de faire de la musique sans elle" nous confiait-elle lors d’un entretien au Festival de Capbreton il y a deux ans. Nous l’avions découverte il y a quelques années à l’occasion de la sortie de son savoureux Don’t Be So Blue suivi quelque temps plus tard par un album où apparaissaient des cordes, un arrangement de Gil Goldstein et les baguettes de  Peter Erskine. Mais c’est en 2014, avec Face The Music, que vint l’album de la maturité acclamé par la critique internationale et suivi l’année suivante d’un petit bijou où elle chante en duo avec la contrebasse magique de Thomas Fonnesbaek, digne successeur de Niels-Henning Orsted-Pedersen.

       

Aussi, pas étonnant de la retrouver aujourd’hui entourée de quelques cadors américains (Joey Baron, Scott Colley) pour son neuvième album, Dreams (Stunt Records/Distri Una Volta), enregistré au fameux studio Systems Two de Brooklyn. Mais l’attirance d’une Amérique où elle tourne de plus en plus ne lui a pas fait oublier son pianiste de toujours, Jacob Christoffersen, à qui nous tressions des lauriers ici même il y a quelques mois pour son dernier enregistrement en trio. Le résultat est superbe, mettant en valeur les qualités multiples de cette musicienne accomplie : timbre chaleureux, swing naturel car plein de souplesse, phrasé formidable, goût très sûr pour le choix de son répertoire, inventivité, etc. "J’essaie de privilégier la spontanéité, l’improvisation et le sentiment de joie pure qui m’anime quand je chante". Tout cela s’entend dans ses compositions personnelles comme dans ses interprétations de standards qu’elle sait attirer dans son monde musical avec grand talent. Avec Sinne Eeg, la "petite sirène" de Copenhague n’est plus seule.

http://sinnemusic.com/

 Directeur de la Société OMD (1983-1996) spécialisée  dans la  distribution de  labels de jazz (Enja, Timeless,  Muse,  Sunnyside, GRP,  etc), créateur du label IDA  Records (1984 - 1998) qui enregistra  Barney Wilen, Louis  Sclavis,  Laurent de  Wilde, Enrico Pieranunzi et  bien  d'autres, Philippe Vincent est membre de  l'Académie du  Jazz  et collaborateur régulier de Jazz Magazine/Jazzman  depuis  2008.

Un morceau, une histoire

I'm Beginning To See The Light

Ce morceau, composé en 1944, est le fruit de la collaboration entre Duke Ellington, Harry James et Johnny Hodges pour la musique, ainsi que Don George pour les paroles. On a dit que le titre serait une référence à l'appartenance du Duke à la Franc Maçonnerie. La chanson fut numéro un dans les Charts, en 1945, dans la version d'Harry James avec Kitty Kallen pour la partie vocale. Kitty Kallen faisait partie, avec Helen Forrest, de ces excellentes chanteuses de "Big Bands", aujourd'hui totalement oubliées.

Deux autres belles versions :

Count Basie "Count Basie Plays, Joe Willams Sings Standards" (1956)   Ella Fitzgerald "Ella And Basie" (1963)

       

Vu sur le Net

Roy HARGROVE Quintet/ Rouge / You're My Everything

Le trompettiste Roy Hargrove est originaire de Waco au Texas. Il a été "découvert" par Wynton Marsalis à l'occasion d'une visite dans l'université où étudiait Roy. Au fil des années, il est devenu l'une des figures majeures du Jazz moderne. Sur la vidéo ci-dessous, enregistrée lors Java Jazz Festival 2010, il interprète un Medley (Rouge / You're My Everything) avec une extrême sensibilité. 

J'ai eu la chance de le voir plusieurs fois sur scène, en particulier au Blue Note à New York, avec son Big Band.

Blue Note - 24 août 2013

Bad News

Didier LOCKWOOD (11/02/1956 - 18/02/2018)

La Rochelle - Les Francofolies - Juillet 1987

Le violoniste Didier Lockwood est brutalement décédé le 18 février, à l'âge de 62 ans. Jazzman dans l'âme mais musicien éclectique, il avait débuté sa carrière au milieu des années 70 au sein du groupe "Magma" de Christian Vander. Repéré par Stéphane Grappelli, il se produit alors avec les plus grands Jazzmen (Miles Davis, Herbie Hancock, Marcus Miller, Wynton Marsalis ...), mais aussi avec Barbara, Jacques Higelin, Claude Nougaro. Dans les années 2000, il triomphe avec son spectacle "Le Jazz et la Diva" dans lequel il mêlait Jazz et musique classique en compagnie de son épouse d'alors, la Soprano Caroline Casadesus. Curieux de toutes les musiques, c'était avant tout un grand improvisateur.

Un disque, une histoire

THE BEATLES / Abbey Road

Publié avant "Let It Be" mais enregistré après, "Abbey Road" est bel et bien le dernier album des Beatles. Le groupe est alors confronté à une crise profonde, chacun ayant envie de réaliser ses propres projets, en particulier John Lennon qui vient de monter le "Plastic Ono Band" avec sa nouvelle épouse Yoko Ono. On a souvent dit que cette dernière était à l'origine de la séparation des Beatles. Cette affirmation est à mon sens exagérée. Certes, l'omniprésence de Yoko lors de l’enregistrement d'Abbey Road créait des tensions au sein du groupe mais la rupture était en réalité déjà consommée. En dépit de ce climat loin d'être serein, la magie créatrice opère à nouveau dès que les quatre artistes sont réunis. Le résultat : un de leurs albums les plus aboutis avec des compositions très fortes, en particulier les deux meilleures chansons de George Harrison "Here comes The Sun" et "Something" (la plus belle chanson du siècle pour Frank Sinatra).

Mais comment parler d'Abbey Road sans évoquer la pochette ?
A l'origine, le disque devait s’appeler "Everest" et une photo au pied de l’Himalaya avait été envisagé mais jugée trop coûteuse. L'idée de faire un cliché sur le passage piéton situé en face des studios du 3, Abbey Road revient à Paul McCartney et c'est ainsi qu'ils se retrouvent, le matin du 8 août 1969, devant l'objectif du photographe Iain McMillan. Celui-ci prend une demi-douzaine de photos et sélectionne celle que nous connaissons, disant, "j'ai choisi la seule photo où leurs jambes formaient un "V" parfait".

De nos jours, on parle beaucoup de théorie du complot mais ce n'est pas vraiment nouveau.
La pochette d'Abbey Road a nourri les fantasmes des fans. Paul McCartney serait mort en 1966 dans un accident de voiture et aurait été remplacé par un sosie (on donne même son nom, William Campbell, un acteur Américain qui lui ressemble effectivement). Les preuves, Paul McCartney est pieds nus et tient sa cigarette de la main droite alors qu'il est gaucher. Ringo porte un costume noir de deuil et John un costume blanc symbolisant l'au-delà.
Et puis, preuve ultime, la Coccinelle garée un peu plus loin porte l'immatriculation "LMW 28 IF" ce qui signifierait "Living McCartney Would Be 28 IF" (S'il était vivant, McCartney aurait eu 28 ans).

Naturellement ce ne sont que des fables dont Paul lui-même s'est amusé avec la pochette de son album "Paul Is Live", sorti en 1993.
J'ai eu la chance de voir Paul McCartney sur scène il y a quelques années et je peux vous assurer que ce soir là, c'était bien lui !

       

       

La photo ci-contre a été prise par Linda McCartney au moment où les "Fab Four" s’apprêtent à traverser le passage piétons situé en face des studios EMI où l'album a été enregistré. George est distrait, Paul et Ringo semblent bien s'amuser. Quant à John, il est déjà ailleurs !

Un peintre à découvrir ou à redécouvrir

Pierre-Gérard LANGLOIS (1940 - 1994)

Originaire de Montauban, ce peintre et lithographe était également un grand décorateur (il a notamment travaillé pour le Théâtre National Populaire de Jean Vilar). Maître dans l'art de l'utilisation du blanc, il suggère plus qu'il ne montre, en particulier dans ses représentations de Venise.

Aube Vénitienne - Lithographie 55 X 76

Une photo, une histoire

USA - Monument Valley - Septembre 1993

Situé à la frontière entre le Colorado et l'Utah sur un territoire appartenant aux indiens Navajos, Monument Valley est l'un des parcs naturels les plus remarquables des Etats-Unis. Le monde a découvert le site en 1938, grâce à "Stagecoach" (La chevauchée fantastique), le western de John Ford. Le promontoire d'où j'ai pris cette photo s'appelle d'ailleurs le "John Ford Point". Les voitures que l'on aperçoit sur le chemin de terre qui serpente au pied des buttes rocheuses donnent une idée du gigantisme du lieu.

Une photo, une histoire sur Adobe Spark

Chaque mois où presque, je publie une photo sur ce Blog, dans la rubrique "Une photo, une histoire". J'en ai rassemblé quelques-unes (et d'autres) sur "Adobe Spark". Vous pouvez les retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://spark.adobe.com/page/9eTFQOBye1l7a/

Photos et histoires de New York sur Adobe Spark

"Photos et histoires de New York" un 2e album photos est en ligne sur "Adobe Spark" à partir du lien ci-dessous :

https://spark.adobe.com/page/kYq4mBZWIMkaZ/

Souvenirs de Florence - La ville où l'Art est Roi

"Souvenirs de Florence" un 3e album photos est en ligne sur "Adobe Spark" à partir du lien ci-dessous :

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Shanghai - MS Volendam - Frans Manders - Still Life With White Vase - 20 mars 2017

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