Le morceau du mois

Franck SINATRA / Summer Wind

Disques

The Jazz At The Lincoln Center Orchestra / The Music Of John Lewis

 

The Jazz At The Lincoln Orchestra a été fondé en 1988 et il est en résidence dans le Frederick P. Rose Hall du Time Warner Center à New York depuis 1991. Le Big Band est actuellement dirigé par Wynton Marsalis.
Cet hommage à John Lewis, le pianiste du Modern Jazz Quartet a été enregisté en Live, en 2013. Contrairement à quelques critiques mitigées que j'ai pu lire ici ou là, j'aime beaucoup cet album. Wynton Marsalis fait un excellent travail à la tête de cet orchestre, épaulé par des soliste de premier plan comme le pianiste John Batiste ou le saxophoniste Ted Nash.
Leur lecture de l'oeuvre de John Lewis est à la fois respectueuse et personnelle. Bref, un disque de Jazz comme je les aime.
Cet album est l'occasion de réécouter John Lewis, avec le MJQ bien sûr, mais aussi en solo, en particulier les albums "Evolution" (1999) et "Evolution II" (2000), en quelque sorte, les testaments musicaux de l'artiste décédé en 2001.

http://www.jazz.org/JLCO/

       

Disques

Matthieu FLEURY / Attic

Voici un album bien singulier, au sens propre du terme. En effet, il a été composé et enregistré par le seul Matthieu Fleury qui joue de tous les instruments (Trompette, Trombone, Flûte traversière, Piano, Basse électrique, Programmation batterie).
Matthieu Flery est un autodidacte qui a multiplié les expériences musicales, en particulier avec le groupe de Funk et de Soul, l'Ivresse du Groove, dont il est le tromboniste attitré.
Parmi ses influences, il cite volontiers Pat Metheny, Esbjörn Svensson ou encore Gregory Porter.
Au delà de la prouesse technique que représente cet album, Matthieu Fleury nous propose des compositions pleines de sensibilité, mâtinée de Funk, en particulier "Ain't No Country". Un joli disque à découvrir.

Un disque à découvrir ou à redécouvrir

Cal TJADER Plays, Mary STALLINGS Sings

Peu connu en dehors du cercle restreint des amateurs de Jazz, le vibraphoniste et percussionniste Américain Cal Tjader aura joué, sous son propre nom ou comme sideman, avec une multitude d'artistes. Parmi ses collaborations les plus réussies, on peut citer Dave Brubeck, George Shearing, Vince Guaraldi, Lalo Schifrin, Anita O'Day ou encore Clare Fisher. Les années soixante furent les plus prolifiques de sa carrière et c'est en 1961 qu'il enregistra cet album avec la chanteuse de Gospel et de Soul, Mary Stallings dont c'était d'ailleurs le premier disque (elle n'avait que 22 ans). cette dernière, dotée d'une voix puissante, profonde et pleine de feeling se disait très influencée par Carmen McRae même si en l'écoutant, on pense plutôt à Dinah Washington. Pour mieux la découvrir encore, écoutez également l'album "In Manhattan Moods" (1991), enregistré avec le toujours excellent Monty Alexander.

       

Cagouille Blues - La chronique de Philippe VINCENT

Non, François Béranger n’est pas ressuscité, même si son « Magouille Blues » des années 70 reste d’actualité. Loin des turpitudes de la politique et plus proche de la « cagolha » occitane, une cagouille est en patois charentais ce gastéropode autrement appelé « petit gris » dont les angoumoisins sont friands et dont ils ont fait leur emblème. En ce 30 juin, les cagouilles étaient donc de sortie, invitées par la pluie à une grande ballade dans les jardins de l’abbaye de Puypéroux où se tient chaque année le festival « Respire Jazz ». Pour une fois il n’était donc point question de musique en plein air mais l’organisation avait prévu de se replier dans la grange de ces lieux saints, bâtiment qui allait sauver du naufrage cette 9ème édition. Pendant trois jours on allait moins profiter de la douceur de la campagne charentaise mais ce grand vaisseau de pierre et de bois (superbe charpente) allait s’avérer un superbe écrin acoustique pour la belle programmation concoctée par le guitariste Pierre Perchaud.

On y découvrit d’abord un étonnant grand orchestre de la région, les « Cariocas d’Aquitao», qui se proposait de rendre hommage aux compositions et aux arrangements d’Antonio Carlos Jobim. Passée la crainte d’une entreprise trop ambitieuse, on eut le plaisir d’entendre une musique qui n’avait rien perdu de sa fraîcheur d’origine ni de sa souplesse malgré un orchestre de 18 musiciens et chanteurs. Les couleurs ensoleillées de la bossa nova annonçaient bien un festival sauvé des eaux pour une édition qui proposait la crème du jazz hexagonal. Baptiste Trotignon et Yonathan Avishai firent chanter leur piano chacun à sa manière, l’un avec la complicité du percussionniste Minino Garay, l’autre avec son quintet au swing aérien, formation qu’on était enchanté de découvrir en public après le très beau disque publié à l’automne dernier (The Parade/Label Jazz People). Si leur triomphe ne fut pas une surprise, l’assistance réserva aussi une ovation à deux autres orchestres aux musiques bien différentes. Au sein du trio « Alcazar Memories »  du pianiste Paul Lay, la chanteuse suédoise Isabel Sörling envoûta littéralement le public, elle qui est pourtant le contraire d’une diva tant par sa présence scénique pleine de sobriété que par une humilité remarquable. Quant à Emile Parisien et son quintet Sfumato, ils mirent le feu à la grange avec une telle conviction que certains spectateurs s’étonnaient même après coup d’avoir « adoré du jazz contemporain ». N’ayant pas pu assister à tous les concerts de l’après-midi, je retiendrai tout de même la prestation de la formation envoyée par le Centre des Musiques Didier Lockwood où le trompettiste Olivier Gay et le ténor Amir Mahla firent forte impression, prouvant une fois de plus l’excellence des jeunes musiciens français de la nouvelle génération. On les retrouva d’ailleurs le dimanche soir à la jam session de clôture du festival où on put admirer de plus près le jeu inouï de Donald Kontomanou qui s’affirme de plus en plus comme l’un des très grands batteurs de la décennie.

Revenu du pays des cagouilles, j’écoute trois CD sortis au début de l’été.

D’abord l’édition du concert donné pour le 30ème anniversaire de Label Bleu à la Maison de la Culture d’Amiens où Henri Texier réunit autour de lui un orchestre premium (Michel Portal, Bojan Z, Thomas de Pourquery, Manu Codjia, Edward Perraud). Mélange étonnant et très réussi de styles et de générations avec l’énergie du live.

Ensuite le premier disque en leader de Fred Dupont (Organ Session, Assai/Socadisc), jeune organiste au talent certain et au groove ravageur.

Enfin, le nouvel épisode du pianiste Marc Copland « Better By Far ») sur le label newyorkais InnerVoiceJazz où il est entouré, excusez du peu, de Ralph Alessi (tp), Drew Gress (b) et Joey Baron (dms). Les vieux sont toujours là !

 Directeur de la Société OMD (1983-1996) spécialisée  dans la  distribution de  labels de jazz (Enja, Timeless,  Muse,  Sunnyside, GRP,  etc), créateur du label IDA  Records (1984-  1998) qui enregistra  Barney Wilen, Louis  Sclavis,  Laurent de  Wilde, Enrico Pieranunzi et  bien  d'autres, Philippe Vincent est membre de  l'Académie du  Jazz  et collaborateur régulier de Jazz Magazine/Jazzman  depuis  2008.

Un morceau à découvrir ou à redécouvrir

Pharoah SANDERS / Morning Prayer

 

"Disciple" de Sun Ra et de John Coltrane, Phaorah Sanders a largement contribué dans les années soixante, à l'émergence d'une nouvelle forme de musique, le Free Jazz. En 1969, il enregistre son album emblématique "Karma" sur lequel figure l'un de mes morceaux préférés, tous styles confondus, "The Creator Has A Master Plan", une longue suite de 32 minutes, co écrite avec le chanteur Leon Thomas qui en assure d'ailleurs la partie vocale. "Morning Prayer" est l'un des titres phares de l'album "Thembi" (1971). Pharoah Sanders y délivre un Free Jazz exigeant qui peut dérouter les profanes mais qui sait conserver de magnifiques accents lyriques. Aux côtés du saxophoniste, on retrouve notamment, Lonnie Liston Smith (piano), Cecil McBee (Bass) et Roy Haynes (drums).

Des morceaux, des histoires

Jerome KERN - Johnny MERCER / I'm Old Fashioned

Le morceau a été composé en 1942 par le célèbre tandem Jerome Kern / Johnny Mercer pour le film "You Were Never Lovelier" (O ma charmante). En tête d'affiche, Fred Astaire et Rita Hayworth. Cette dernière est censée chanter la chanson. En réalité, elle est interprétée par Nan Wynn qui la double habituellement dans ses films.

Jerome Kern a qui l'on doit également "Ol Man River", "A Fine Romance", "Smoke Gets In Your Eyes", "All The Things You Are" ou encore "The way You Look Tonight" a composé ici une mélodie vraiment exquise. Quant aux paroles de Johnny Mercer, elles sont véritablement "Old Fashionned".

"One of Kern’s most eloquent and poetic musical statements. At the same time it is remarkable for its simplicity and directness, especially in the chorus".

Allen Forte (musicologue)

Quelques versions remarquables :

Dave Brubeck "Plays And Plays And Plays" (1957)

 

Paul Desmond "Pure Desmond" (1974)                                  Stacey Kent "Close Your Eyes" (1997

       

Big Bill BROONZY / Black, Brown & White

 

William Lee Conley, dit Big Bill Broonzy est une figure majeure du Blues.
Né en 1893 dans le Mississippi et mort en 1958 à Chicago, il aura accompagné le cheminement de cette musique, depuis le Delta jusqu'au Blues urbain.
Durant sa carrière, il ne s'est pas contenté de chanter avec résignation la souffrance du peuple noir, il a aussi dénoncé les discriminations qui sévissaient aux Etats-Unis, en particulier dans ce "Black, Brown & White" enregistré en 1951 dont le refrain dit : "
They says if you was white, should be all right, If you was brown, stick around, But as you're black, brother, git back, git back, git back" (Ils disent, si tu es blanc, çà va. Si tu es foncé, passe encore. Mais si tu es noir, mon frère, dégage, dégage, dégage).

Les musiciens des rues

Pietrasanta (08 juillet 2017) - Mala Polka

Pietrasanta est une petite ville de Toscane située près de Lucca (Lucques). C'est abrité sous les 1 200 parapluies accrochés au dessus de la Via Guizeppe Mazzini et qui forment une sorte de ciel d'ombrelles volantes protégeant les passants des ardeurs du soleil de la Versilia, que se produit le duo "Mala Polka".
Maja Sloniowska (Chant, Yukulele) et Alberto Boffelli (Contrebasse) reprennent ici la charmante chanson de Tonis Reinis "Quando, Quando, Quando (1962).

Vu sur le Net

Keiko Isamoto / Stairway To Heaven

Une surprenante mais lumineuse version de "Stairway To Heaven", le standard de Lez Zeppelin. Le Koto, instrument traditionnel à cordes Japonais, remplace la guitare de Jimmy Page et le Shakuhashi, flûte Chinoise en bambou,
le Recorder de John Paul Jones.

High Tech

Application "Magnus"

 

Cette nouvelle application, lancée par un jeune entrepreneur Allemand, est à l'art plastique ce que Shazam est à la musique. Elle permet, à partir d'une simple photo, d'identifier le titre d'une oeuvre, son auteur et son histoire. Elle est téléchargeable gratuitement sur le Play Sore (Android) et sur l'App Store (IPhone).

Une photo, une histoire

Tunisie - Bulla Regia - 24 août 2005

Situé au nord-ouest de la Tunisie, à une quarantaine de Kilomètres de Tabarka, Bulla Regia est un superbe site archéologique qui connut son apogée sous les Romains, entre les IIe et IVe siècles. Protégé des ravages du temps par le sable qui l'avait recouvert, le site n'a fait l'objet de véritables fouilles qu'a partir du début du 20e siècle.
Elles ont permis de découvrir les superbes mosaïques qui font la réputation de Bulla Regia, comme cette "Mosaïque du vestibule" dans la maison dite d'Amphitrite.

 

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New York - Moma - Jasper John - Map (1961) - 22 mai 2009

New York - Moma - Jasper John - Map (1961) - 22 mai 2009

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