Le morceau du mois

Chet BAKER / September Song

A la une

ANGLET JAZZ FESTIVAL - 21 au 24 septembre 2017

 

Si vous voulez profiter en musique, de la douceur du Pays Basque, alors ne ratez pas l'édition 2017 du festival de Jazz d'Anglet.
Cette année encore, une très belle programmation avec en particulier :

 le trio du pianiste Enrico Pieranunzi dont je ne saurais trop vous recommander deux de ses derniers albums, "My Songbook" avec la chanteuse Italienne Simona Severini et "New Spring", enregistré en Live au Village Vanguard à New York.

Le guitariste Louis Winsberg, accompagné de la chanteuse et danseuse de Flamenco, Sabrina Romero, qui présentera "Jaleo3", son nouveau projet dédié à Paco De Lucia. 

Fox, le trio composé de Pierre Perchaud (Guitare), Nicolas Moreaux (Contrebasse) & Jorge Rossy (Batterie) avec en invité, le saxophoniste Américain Chris Cheek.

 

       

http://www.arcad64.fr/arcadprod/programmation.html

Disques

John PIZZARELLI / Sinatra And Jobim @ 50

Début 1967, deux géants de la musique, Franck Sinatra et Tom Jobim, se retrouvent en studio à Hollywood pour enregistrer l'album "Françis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim". Le disque, qui comprend des compostions originales de Jobim et trois Standards de l'American Songbook arrangés dans le style Bossa Nova est un véritable succès puisqu'il atteint la 4e place des meilleures ventes d'albums de Jazz. L'année suivante, il est nominé aux Grammy Awards dans la catégorie album de l'année mais il est devancé par le "Sgt Pepper's lonely Hearts Club Band" des Beatles.

Depuis, le temps a passé. Jobim est mort en 1994 et Sinatra en 1998 mais ils continuent aujourd'hui a inspirer bon nombre de musiciens. Qui mieux que John Pizzarelli qui revendique volontiers l'héritage des deux maîtres pouvait fêter ce cinquantenaire ? Voila donc qui est fait avec cet album qui ravira bien des amateurs même si la presse spécialisée se montre une fois de plus étrangement silencieuse au sujet du guitariste et crooner du New Jersey.
On retrouve à ses côtés Daniel Jobim, le petit-fils de Tom qu'on a notamment entendu avec l'excellent Quartet Morelenbaum.

 

       

Un disque à découvrir ou à redécouvrir

Guy LAFITTE Quartet / Live 93

Guy qui ?, pourriez-vous me dire si vous n'étiez des amateurs de Jazz éclairés. Guy Lafitte bien sûr, tout simplement l'un des plus grands saxophonistes Tenor que le "Mainstream" nous ait proposé. Il se revendiquait comme le disciple de Coleman Hawkins dont il perpétuait la sonorité et le phrasé. Le 22 juillet 1993, à l'occasion du 10e anniversaire du festival "Les Voix du Sud", il donnait un concert à Villefranche de Rouergue (Aveyron), avec à ses côtés Jeanot Rabeson (Piano), Pierre Boussaguet (Basse) et Al Levitt (Batterie). Que dire d'autre si ce n'est qu'il s'agit d'un moment de grâce absolue. Guy Lafitte s'épanouissait véritablement sur scène et les 10 plages de cet album en sont la preuve éclatante, en particulier "Talma" la balade composée par Pierre Boussaguet et que vous avez peut-être eu l'occasion d'entendre car l'excellent Philippe Meyer l'avait choisie comme générique de fin de son émission "La prochaine fois je vous le chanterai" (France Inter), une nouvelle occasion de rappeler le sort détestable que Radio France a réservé à l'un de ses journalistes les plus talentueux !

Voilà vraiment un disque lumineux que chacun devrait posséder. Distribué confidentiellement par la discothèque municipale de Villefranche de Rouerge, il est devenu malheureusement difficile à dénicher, même si on arrive à le trouver sur quelques sites d'occasion (Paris Jazz Corner, par exemple).
A défaut de ce "Live 93", vous pouvez toujours écouter "Crossings", l'album qu'il avait enregistré en 1997 avec Pierre Boussaguet.

       

Trois fois trois - La chronique de Philippe VINCENT

Avant que les nouveautés de la rentrée ne se bousculent comme chaque année au portillon (entre autres, nous vous parlerons prochainement des nouveaux disques de Laurent de Wilde et de Pierrick Pédron), arrêtons-nous sur trois CD en trio qui paraissent début septembre, histoire de prendre quelques longueurs d’avance pour des musiciens qui n’ont pas toujours la faveur des médias.

Né à Amiens d’un père martiniquais et d’une mère guyanaise, le saxophoniste alto Rodolphe Lauretta n’a pas choisi la facilité pour « Raw », son premier disque où aucun instrument harmonique ne vient soutenir son discours (Label Onze Heures Onze/Distri. Socadisc). Mais si le trio saxophone-contrebasse-batterie est un exercice sans filet, c’est aussi la garantie d’un son authentique qui ne peut cacher le profond ancrage du jazz dans les veines de ce jeune homme qui commença par écouter Miles Davis et Eric Dolphy. Enregistré avec beaucoup de spontanéité et en laissant une place de choix à l’improvisation, cet exercice sans concessions ne parait jamais trop aride, la qualité du duo rythmique aidant le leader  à libérer une énergie aussi maîtrisée que positive. Et pour parachever cette réussite, Lauretta invite dans le dernier morceau le rappeur américain Theorhetoric à côté de qui le rap français parait aussi pauvre que prétentieux.

 

Avec « Casa Nostra » (Ana Records/L’Autre Distri), le Trio Barolo publie son deuxième album où le jazz dégage des senteurs méditerranéennes. Pas étonnant puisque l’accordéoniste et chanteur Rémy Poulakis est d’origine crétoise et le tromboniste Francesco Castellani est italien, le contrebassiste Philippe Euvrard complétant cette formation sans batterie au son unique. L’alliage des sonorités de l’accordéon et du trombone constitue un tissage harmonique aussi beau qu’original et la voix de ténor lyrique de Poulakis s’ajoute à l’effet de surprise et de ravissement à l’écoute de cette musique inclassable.

 

André Villéger-Philippe Milanta-Thomas Bramerie, trois leaders pour le prix d’un ! Les deux premiers avaient déjà signé en duo un album remarquable couronné par l’Académie du Jazz il y a deux ans. Et voilà qu’ils rééditent l’opération en compagnie du bassiste Thomas Bramerie qu’on n’a pas l’habitude de voir en si classique compagnie. D’ailleurs, profitons-en pour jeter aux orties la réputation d’orthodoxie faite aux deux premiers qui, s’ils aiment souvent s’exprimer sur des morceaux du grand répertoire historique, le font toujours dans un style qui a assimilé bien des choses de la modernité. Ce « Strictly Strayhorn » (Camille Prod./Socadisc) est la preuve sonore de cette transgression respectueuse qui s’affiche avec évidence dans certaines introductions au piano de Milanta dont la science de l’harmonie nous épate. Quant à Villéger, qui ne cesse de nous enchanter depuis de nombreuses années, on sent dans son ténor le souffle de toute une vie dévolue au jazz. Cela nous donne une version sublime de Lotus Blossom, un arrangement de Lush Life loin des canons du classicisme, un Exquise signé Milanta qu’il aurait pu appeler Divine, et tout un album qui fera partie de ceux que l’on chérira longtemps. N’en déplaise aux pisse-froids de multiples obédiences, l’âme du jazz est toujours là.

 Directeur de la Société OMD (1983-1996) spécialisée  dans la  distribution de  labels de jazz (Enja, Timeless,  Muse,  Sunnyside, GRP,  etc), créateur du label IDA  Records (1984-  1998) qui enregistra  Barney Wilen, Louis  Sclavis,  Laurent de  Wilde, Enrico Pieranunzi et  bien  d'autres, Philippe Vincent est membre de  l'Académie du  Jazz  et collaborateur régulier de Jazz Magazine/Jazzman  depuis  2008.

Un morceau, une histoire

Kurt WEILL & Bertold BRECHT / Mack The Knife

"Mack The Knife" est le titre Anglais de la chanson "Die Moritat Von Mackie Messer" (la complainte de Mackie), tirée de l'Opéra de Quat'Sous (Die Dreigroschenoper), la comédie musicale de Kurt Weill et Bertold Brecht (1928). Interprétée par Lotte Lenya* dans la version d'origine puis reprise en 1956 par Louis Armstrong, elle est devenue un Standard joué ou chanté par une multitude d'artistes. On doit les deux versions emblématiques du morceau à Sonny Rollins (Saxophone Colossus - 1956) et Ella Fitzgerald (Ella in Berlin - 1960). A noter qu'Ella fut victime ce soir là d'un sérieux trou de mémoire et que sans perdre son flegme elle improvisa des paroles ponctuées d'un Scat d'anthologie. Beaucoup d'autres belles versions, Frank Sinatra, George Shearing, Shirley Horn, Oscar Peterson, Wayne Shorter ... sans oublier la plus populaire, celle de Bobby Darin et, sans conteste la plus originale, celle de Dr John.

       

       

*Lotte Lenya qui fut l'épouse de Kurt Weill, n'était pas seulement chanteuse mais aussi actrice. Elle tint notamment le rôle de l'implacable Colonel du KGB, Rosa Klebb, dans "Bons Baisers de Russie" (1963), aux côtés de Sean Connery (James Bond).

Ce n'est pas du Jazz, mais ...

Un disque à découvrir ou à redécouvrir

Nick DRAKE / Pink Moon

Nick Drake fait partie de ces musiciens, méconnus de leur vivant, qui sont devenus au fil du temps, des artistes mythiques. Dans sa courte existence (il est mort d'une overdose à 26 ans, le 25 novembre 1974), il n'aura eu le temps d'enregistrer que trois albums, dont ce "Pink Moon" en 1972, le plus abouti. Sa musique, sombre et épurée est l'exact reflet de l'homme tourmenté qu'il était. Il détestait d'ailleurs jouer en concert, préférant s'enfermer pour composer.

Brad Mehldau a bien compris tout l'intéret de la musique de Nick Drake puisqu'il a repris trois de ses compositions.
"River Man" (Album "The Art Of The Trio Volume 3" - 1998), "Things Behind The Sun" (Album "Live In Tokyo" - 2004) et "Day Is Done" (Album "Day Is Done" - 2005).

   

       

Il y a cinquante ans déjà !

Monterey International Pop Festival 1967 - "Summer Of Love"

Dans la petite ville de Monterey, à 150 Km au sud de San Francisco, se tient depuis 1957 un festival de Jazz renommé. C'est là que plusieurs jeunes gens dont John Phillips, membre de "The Mamas And The Papas" décident d'organiser son équivalent dédié à la "Pop Music". Le festival se déroule donc les 16, 17 et 18 juin 1967. C'est le premier grand festival de la période "Flower Power" et il sera notamment suivi par "Woodstock" (1969) et "Isle Of Wight" (1970). A l'affiche, une pléiade d'artistes, pour certains encore peu connus, voire même débutants (voir la "Set List" en cliquant sur le lien ci-dessous).

https://www.setlist.fm/festival/1967/monterey-pop-festival-1967-53d6bba1.html

Parmi les prestations les plus remarquées, on peut citer celles d'Otis Redding et de la toute jeune Janis Joplin.

Une anecdote est restée fameuse.
Le samedi, The Who et Jimi Hendrix sont à l'affiche, chacun souhaitant jouer en premier. Finalement, c'est à pile ou face que Pete Townsend, le leader de Who obtient le privilège de jouer d'abord, Jimi Hendrick promettant de "mettre le paquet". Et effectivement, la fin des deux sets est "fracassante". Keith Moon explose sa batterie tandis que Pete Townsend détruit sa guitare en la frappant violemment sur le sol.
Quant à Jimi Hendrix, il répond en mettant le feu à sa Fender Stratocaster !

Pour vous replonger dans l'ambiance du festival, je vous conseille le DVD du film réalisé par Donn Alan Pennebaker ainsi que le quadruple CD des meilleurs moments musicaux (plus de 6 heures de musique).

       

       

A Beautiful Old Age Is Ordinarily The Reward Of A Beautiful Life.

Une photo, une histoire

Afrique du Sud - Hluhuluwe - 25 janvier 2014

Située à 280 Km de Durban, Hluhuluwe est la plus ancienne réserve animale d'Afrique. Moins connue que le célèbre parc Kruger, elle recèle cependant une grande variété d'animaux, en particulier les rhinocéros blancs (ils sont en réalité gris clair). En 1885, il n'en restait que 20 dans toute la province du Natal mais grâce à la politique de préservation mise en place dans la réserve d'Hluhuluwe, on en dénombre aujourd'hui plus de 11 000 et les spécialistes considèrent que l'espèce est sauvée.

Une photo, une histoire sur Adobe Spark

Chaque mois où presque, je publie une photo sur ce Blog, dans la rubrique "Une photo, une histoire". J'en ai rassemblé quelques-unes (et d'autres) sur "Adobe Spark". Vous pouvez les retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous :

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Florence - Palazzo Pitti - Onofrio Martinelli - Polia (1929) - 5 février 2015

Florence - Palazzo Pitti - Onofrio Martinelli - Polia (1929) - 5 février 2015

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