"Jazz is not just Music. It's a way of Life, It's a way of Being, A way of Thinking". Nina Simone

Le morceau du mois

Phil WOODS / The Summer Knows

Disques

Erroll GARNER / NightConcert

Le 7 novembre 1964, le pianiste Erroll Garner se produisait au Royal Concertgebouw à Amsterdam. A ses côtés, les fidèles Eddie Calhoun (Bass) & Kelly Martin (Drums). Les bandes de ce concert, restées jusqu'à ce jour inédites, ont été restaurées et remastérisées par le label Mack Avenue, en collaboration avec les ayants-droit d'Erroll Garner.
Avec son brio et son style inimitable, il revisite le Great American Songbook (13 titres) et nous propose trois compositions personnelles dont l'inédit "That Amsterdam Swing". Pour ne prendre qu'un exemple, sa version de "Cheek To Cheek est tout simplement éblouissante !
Pour l'anecdote, Erroll Garner était un musicien imprévisible qui se lançait dans des intros déroutantes qui surprenaient ses musiciens, même les plus accomplis. La sortie de ce disque inespéré est l'occasion de réécouter un des fleurons de la discographie d'Erroll Garner, le "Concert By The Sea" (1955). Rien ne prédestinait l'enregistrement de ce concert, organisé sous la houlette de Jimmy Lyons, à Carmel en Californie, à devenir l'un des disques les plus vendus de l'histoire du Jazz. Mauvaise acoustique, piano légèrement désaccordé, sidemen peu audibles et pourtant, dès 1958, il s'en était vendu plus d'un million !

       

       

LUCKY DOG / Live At The Jacques Pelzer Jazz Club

Lorsque j'ai évoqué la programmation du "Respire Jazz Festival" dans la Newsletter de juin je n'ai pas mentionné la présence de Lucky Dog et pour cause, je ne connaissais pas ce groupe. Et puis, grâce à la chronique de mon ami Philippe, j'ai écouté cet album et je dois dire que j'ai été vraiment emballé.
Quoi ajouter à son propos si ce n'est qu'on retrouve également cette formule du Quartet sans piano sur l'album de Sonny Rollins "Our Man In Jazz" (1963), enregistré en Live au Village Gate de New York avec Don Cherry (Cornet), Bob Cranshaw (Bass) & Billy Higgins (Drums).
Quant à l'album de Lucky Dog, il faut noter qu'il a été enregistré dans un lieu emblématique du Jazz en Belgique, le Jacques Pelzer Jazz Club à Liège.
Le Club est installé dans l'officine que tenait Jacques Pelzer. Ce dernier était pharmacien mais aussi et surtout saxophoniste de Jazz et ami fidèle de Chet Baker.
Ce lieu chargé d'histoire et d'émotion a d'évidence inspiré le Lucky Dog Quartet. Vraiment, ne passez pas à côté de ce disque.

       

Un disque à découvrir ou à redécouvrir

Lucinda WILLIAMS / Ramblin' On My Mind (Aka Ramblin')


Chanteuse et guitariste née en 1953, Lucinda Wiliams est originaire de Lake Charles en Louisiane. Dès son plus jeune âge, elle s'est ainsi imprégnée des racines de la musique Américaine. Parmi ses influences majeures, elle cite volontiers Bukka White, Robert Johnson, Neil Young et surtout Bob Dylan et tout particulièrement l'album "Highway 61 Revisited" sorti à l'époque où elle commençait à apprendre la guitare. 
Ramblin', son premier enregistrement sorti en 1979, n'a pas rencontré un grand succès. Pourtant, cet album de reprises est l'un des plus représentatifs de l'Americana, ce style qui mélange Blues, Folk, et Country Music. L'Americana est un courant assez hétéroclite qui rassemble des artistes comme Townes Van Zandt, Gillian Welch, Steve Earle ou les Cowboys Junkies.
Ramblin' est un patchwork de morceaux traditionnels et de classiques de Robert Johnson, Memphis Minnie, A. P. Carter ou encore Hank Williams.

Son label, Smithonian Folkways Records a dit d'elle à l'époque "The first recordings from an artist with an gift for interpreting original Blues. Williams's unmistakable sound is powerfully direct and filled with melancholy and passion".

       

https://www.lucindawilliams.com/

Un morceau, une histoire

Harry REVEL & Mack GORDON / There's A Lull In My Life


 

Cette "Torch Ballad", empreinte d'une douce mélancolie, a été composée en 1937 par Mack Gordon & Harry Revel pour le film de Sidney Lanfield "Wake Up And Live" (Fantôme radiophonique). Mack Gordon était un auteur compositeur très apprécié et on lui doit plus de 120 chansons dont certaines sont devenues des Standards comme "At Last", "Chattanooga- Choo-Choo", "The More I See You", "There Will Never Be Another You" ou encore "You Make Me Feel So Young".

L'année de la sortie du film, "There's A Lull In My Life" a été enregistré par Alice Faye et a connu un vrai succès. Aujourd'hui, on a oublié Alice Faye qui était pourtant la reine des comédie musicales de la 20th Century Fox dans les années 30 et 40. D'ailleurs, à l'époque, Irving Berlin disait qu'il la choisirait, plutôt que toute autre interprète, pour chanter ses chansons.

 
Voici quelques belles versions.
 
Alice Faye (1937)                                                               Ella Fitzgerald "Like Someone In Love" (1957)

       

Nat King Cole "Sings" & George Shearing "Plays" (1962)         Stacey Kent "Close Your Eyes" (1997)

       

Dix ans de Jazz à pleins poumons - La chronique de Philippe VINCENT

Pour le dixième anniversaire du festival, les organisateurs de Respire Jazz n’avaient pas fait les choses à moitié, une quatrième soirée s’ajoutant au triptyque habituel et une programmation grand format trahissant un bel effort budgétaire. Si tout commença le jeudi avec l’excellent Big Band du Grand Angoulême sous la direction de Pascal Ducourtioux et le Tam Quartet issu du Centre des Musiques Didier Lockwood (on put découvrir un étonnant jeune violoniste du nom d’Arthur Heurtebise), c’est le vendredi que l’on entra dans le dur. Après l’apéro-concert donné comme chaque année par l’Orphéon MeleHouatts, sorte de version moderne de la fanfare de village, c’est un orchestre inédit qui était proposé à 21 heures pour ouvrir les concerts de la scène principale. Le guitariste Pierre Perchaud (initiateur et maître d’œuvre du festival) invitait la chanteuse Isabel Sörling pour un hommage à Joni Mitchell. Entreprise délicate, comme c’est souvent le cas lorsque les références semblent intouchables, mais essai transformé avec grâce. Il faut dire que la suédoise avait déjà un noyau du public dans sa poche depuis son passage l’an dernier au sein du trio de Paul Lay et que les autres musiciens étaient the right men pour cette création (Simon Tailleu à la contrebasse, Antoine Paganotti à la batterie). Le volume sonore allait monter d’un cran avec le groupe 117 Eléments de Tony Paleman (claviers) et Julien Herné (basse) qui proposa une musique installant un groove très actuel entre les murs de l’abbaye de Puypéroux, Christophe Panzani montrant une fois de plus combien il est attachant au soprano. Et tout ce petit monde se retrouva vers minuit à côté de la buvette pour les fameuses jam sessions où on souffle toujours plus fort.

Le samedi s’annonçait comme la journée immanquable et le public ne s’y trompa pas. Dès le début de l’après-midi le petit théâtre de verdure, à l’entrée de l’abbaye, se remplit vite pour découvrir Olinka Mitroshina, cette chanteuse et pianiste russe dont nous vous avons déjà parlé ici. En compagnie de son guitariste Georges Guy et du bassiste Alexei Derevitsky, elle ne tarda pas à mettre l’assistance dans sa poche avec son programme Gershwin’s Blues : voix très personnelle et jeu de piano accompli. Du côté de la grande scène, on accordait une dernière fois le Steinway, protégé du soleil depuis le matin sous un grand tivoli. Il faut dire qu’on ne confie pas n’importe quel piano à Enrico Pieranunzi si on veut profiter pleinement de son art. En compagnie (excellente) de Diego Imbert (contrebasse) et André Céccarelli (batterie), il nous régala comme à son habitude : la classe ! On ne cessera de dire que le romain, aussi simple que talentueux, est l’un des très grands pianistes de ce siècle commençant. Il était temps de se restaurer (que du bio) avant de retrouver le quintet de Jean-Pierre Como sur scène. Loin de la musique de ses débuts (il fut l’un des fondateurs du groupe Sixun), il proposa un programme acoustique, inspiré de son Express Europa auquel manquait le chanteur Hugh Coltman.

       

Succès mérité auprès d’une assistance qui attendait avec impatience la star  de la soirée. Youn Sun Nah était déjà venue à Respire sept ans auparavant en compagnie de Vincent Peirani et c’est encore en duo qu’elle se présentait, cette fois avec le guitariste Ulf Wakenius. Leur complicité d’une dizaine d’années se fit vite jour et leurs retrouvailles ajoutèrent un surplus d’émotion à un concert qui tourna au triomphe. Même les cieux eurent le plus grand respect pour le récital de cette divine diva d’Orient, attendant la fin de son dernier rappel pour ouvrir les vannes d’un déluge dont la puissance n’eut d’égal que la brièveté, laissant les jam sessions occuper la nuit jusqu’à une heure avancée.

       

Le soleil était revenu le dimanche pour les concerts de l’après-midi au petit théâtre de verdure où se produisait le groupe Capucine, excellent quartet constitué de jeunes musiciens bordelais formés au  conservatoire de la capitale aquitaine. Mais c’est la formation suivante qui restera sans doute pour beaucoup la révélation du festival. Composé de quatre musiciens qui ne sont plus des jeunes premiers mais qui émargent plutôt à l’annuaire des meilleurs jazzmen français d’aujourd’hui (Fred Borey, Yoann Loustalot, Yoni Zelnik et Fred Pasqua), le groupe Lucky Dog nous a offert un concert magistral qui était à lui seul une définition parfaite de ce qu’est le jazz aujourd’hui : imbrication de la tradition et de la modernité, sens incroyable de l’improvisation collective et de l’interplay, rythmique diabolique sur laquelle s’envolent les cuivres, un vrai régal ! Dommage que ce groupe ne tourne pas davantage car c’est l’un des meilleurs qu’il m’ait été donné d’entendre cette année. Si vous n’étiez pas là, vous pouvez vous rattraper avec leur excellent disque qui vient de sortir (« Live at the Jacques Pelzer Jazz Club »/Fresh Sound-Socadisc). Après ce petit moment de bonheur, il était temps pour moi de rassembler mes bagages pour rejoindre le Pays Basque où le job m’attendait le lendemain matin. Je le fis au son du trio constitué à la hâte par Sebastian Sternal, Simon Tailleu et Jonas Burgwinkel, Airelle Besson ayant déclaré forfait pour cause de santé. Et je sus après mon départ que le Collectif Paris Swing transforma la scène en dance floor pour tous les spectateurs qui le voulaient bien. Car à Respire, tout se termine sur un air de fête !

 Directeur de la Société OMD (1983-1996) spécialisée  dans la  distribution de  labels de jazz (Enja, Timeless,  Muse,  Sunnyside, GRP,  etc), créateur du label IDA  Records (1984 - 1998) qui enregistra  Barney Wilen, Louis  Sclavis,  Laurent de  Wilde, Enrico Pieranunzi et  bien  d'autres, Philippe Vincent est membre de  l'Académie du  Jazz  et collaborateur régulier de Jazz Magazine/Jazzman  depuis  2008.

Brèves

Sonny Rollins Bridge Project

Inauguré en 1903, le Williamsburg Bridge relie le Lower East Side à Brooklyn.
Jeff Caltabiano a lancé une pétition visant à renommer ce pont en "Sonny Rollins Wiliamsburg Bridge". A ce jour, cette pétition a recueilli plus de 8 000 signatures.
Vous aussi, vous pouvez soutenir ce projet !

https://www.change.org/p/rename-the-williamsburg-bridge-as-the-sonny-rollins-williamsburg-bridge?utm_source=embedded_petition_view

Jazz Magazine


A ne pas rater, le numéro d'août de Jazz Magazine.
Au sommaire, un grand entretien avec Daniel Humair et "Le Jazz en Mille Morceaux",
la gigantesque playlist de Lionel Eskenazi qui ravira aussi bien les amateur avertis que les néophytes. Comme il le dit lui-même, c'est un immense puzzle sonore que chacun pourra reconstruire de la manière et dans l'ordre qui lui importe.

En ce qui me concerne, je ne vous propose pas mille morceaux, mais un seul (à écouter au moins une fois dans sa vie !).

http://www.jazzmagazine.com/#a-la-une

Histoire de pochettes

S. Neil FUJITA (1921 - 2010)

Fils d’immigrants japonais, Neil Fujita est né en 1921, à Hawaii. Il débute des études graphiques au "Chouinard Art Institute" de Los Angeles mais doit les interrompre  en 1942, après l'entrée en guerre des Américains. Il est interné avec sa famille dans l'un des camps où sont regroupés les citoyens d'origine Japonaise. Après la guerre, il termine ses études puis, en 1954, il est engagé comme directeur artistique du département Jazz de la firme Columbia. Cette irruption des graphistes dans le monde du disque est une des conséquences de l'invention du microsillon 33 tours 1/3 ou vinyle, en 1948, par Columbia. Les pochettes en papier Kraft des 78 tours sont alors remplacées par des pochettes cartonnées que l'on peut décorer, à l'initiative d'Alex Steiweiss, le prédécesseur de Fujita chez Columbia. A la fin des années cinquante, Fujita se met à son compte et se consacre alors aux couvertures de livres. On lui doit par exemple celles de "The Godfather" de Mario Puzo et de "In Cold Blood" de Truman Capote. Son style avant-gardiste est reconnaissable du premier coup d’œil et on lui doit quelques pochettes légendaires, les deux plus connues étant celles de "Time Out" du Dave Brubeck Quartet et de "Ah Um" de Charles Mingus. 

       

 

 

Bad News

Henry BUTLER (21/09/1949 - 02/07/2018)


Figure majeure du Jazz de la Nouvelle Orléans, le pianiste Henry Butler est décédé prématurément le 2 juillet dernier.
En 2014, il avait enregistré le formidable album "Viper's Rag" avec le trompettiste Steven Bernstein, marquant avec brio la renaissance du label Impulse.

       

http://jazznicknames.over-blog.com/2014/07/les-news-aout-2014.html

Un peintre à découvrir ou à redécouvrir

Moïse KISLING (1891 - 1953)

Moïse Kisling en 1938 dans son atelier du 3, rue Bara, à Paris
 

Moïse Kisling naît en 1891 à Cracovie en Pologne. Dès 1910, il s'installe à Paris et se lie rapidement d'amitié avec les peintres Pablo Picasso, Juan Gris, Chaïm Soutine et Amedeo Modigliani mais aussi les écrivains Jean Cocteau, Max Jacob et Raymond Radiguet. Installé tout d'abord à Montmartre, il transfère son atelier au 3, rue Joseph Bara dans le quartier de Montparnasse et il devient un peintre influent de "l'école de Paris".
Celle-ci n'était d'ailleurs pas un courant particulier, l'expression désignant en réalité le véritable foisonnement artistique de Paris à l'époque.
En 1940, fuyant les persécutions antisémites, il part se réfugier à Lisbonne puis à New York. De retour en France après la guerre, il s'installe à Sanary sur Mer dans le Var où il décède en 1953.
Moïse Kisling s'est nourri de multiples influences pour se forger un style très personnel, riche en couleurs et tout en rondeurs. Ses nus, ses natures mortes, ses paysages sont remarquables mais c'est dans le portrait qu'il a pleinement exprimé son immense talent.

Parmi ses modèles favoris, les personnalités du tout Paris (Marie Laurencin, Jean Cocteau, Arletty, Colette, Michèle Morgan, Madeleine Sologne ...) mais surtout Alice Ernestine Prin dite "Kiki De Montparnasse" qui fut la muse et le modèle de nombreux artistes de l'entre-deux-guerres, en particulier, de son compagnon, le photographe Man Ray.
La "Reine" de Montparnasse était également chanteuse, danseuse, actrice, peintre et avait 'imposé" son Look si reconnaissable (coupe au carré, Khôl pour souligner le regard et lèvres rouge carmin). Née pauvre, elle finira sa vie dans la misère, alcoolique et droguée et mourra en 1953. Avec elle disparaissait, en quelque sorte, le Montparnasse des Artistes.

Kiki De Montparnasse - Huile sur Toile 92 X 65 (1925)

Paysage à Sanary - Huile sur Toile 60 X 75,5 (1950)

Une photo, une histoire


Usa - South Dakota - Badlands - 4 septembre 2006

Le "Badlands National Park" est situé dans le sud-est du South Dakota, non loin de la ville de Rapid City.
Les formation rocheuses sont particulièrement saisissantes au lever de soleil. Un peu plus à l'ouest, on trouve les "Black Hills" et la ville de Deadwood, capitale de la ruée vers l'or dans les années 1870. Elle fut le théâtre d'un épisode resté célèbre, l'assassinat de Wild Bill Hickok dans le "Nuttal & Mann's Saloon". Wild Bill est enterré dans le petit cimetière de la ville, non loin de son amie Martha Jane Burke, dite Calamity Jane.

Les albums photos en ligne sur Adobe Spark

Une photo, une histoire - Souvenirs du monde

Chaque mois où presque, je publie une photo sur ce Blog, dans la rubrique "Une photo, une histoire".
J'en ai rassemblé quelques-unes (et d'autres) sur "Adobe Spark".
Vous pouvez les retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous ou en scannant le QR Code avec votre smartphone

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Photos et histoires de New York - Souvenirs de "Big Apple"

"Photos et histoires de New York", un 2e album photos est en ligne sur "Adobe Spark"
à partir du lien ci-dessous ou en scannant
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https://spark.adobe.com/page/kYq4mBZWIMkaZ/

Souvenirs de Florence - La ville où l'Art est Roi

"Souvenirs de Florence" un 3e album photos est en ligne sur "Adobe Spark" à partir du lien ci-dessous ou en scannant le QR Code avec votre smartphone

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Nouveau

Wild Wild West - Montana / Wyoming

"Wild Wild West - Montana Wyoming",
un 4e album photos est en ligne sur "Adobe Spark"
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Moïse Kisling - Le Port de Cannes - Lithographie 31 X 25 (1952) - Collection Privée

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