"Jazz is not just Music. It's a way of Life, It's a way of Being, A way of Thinking". Nina Simone

MERRY CHRISTMAS YOU ALL, FOLKS !

The Piano Lady - Zhana Viel

Le morceau du mois

Diana KRALL / Sleigh Ride

Disques
Tony BENNETT & Diana KRALL / Love Is Here To Stay


C'est avec une certaine circonspection que j'ai inséré cet album dans mon lecteur ! En effet, j'avais été profondément déçu par "Turn Up The Quietle dernier album de la chanteuse Canadienne au point que j'avais renoncé à le chroniquer, l’objet de ce Blog étant de faire partager ce que j'aime, pas de "descendre" des artistes. Quant à Tony Bennett, il y a bien longtemps que je ne l'avais pas écouté. Pour tout dire, j'ignorais même qu'à 92 ans, il chantait toujours. Les deux artistes se sont donc retrouvés pour célébrer le 120e anniversaire de la naissance de George Gershwin. A leurs côtés, le trio de l'excellent pianiste Bill Charlap dont je vous recommande à nouveau l'album "Notes From New York" (voir les news de septembre 2016). Dès le premier morceau "'S Wonderful", on comprend que c'est un grand disque, une véritable pépite. Outre les 13 titres en duo, il y a aussi "But Not For Me" interprété par Diana Krall, seule au piano, et à vrai dire, c'est l'une des plus belles et plus émouvantes versions que j'ai eu l'occasion d'écouter.
Et quel plaisir de l'entendre retrouver son phrasé et à nouveau Swinguer !
Les fêtes approchent, voila une belle idée de cadeau qui ne peut faire que des heureux.

Cet album m'a remémoré un excellent souvenir de concert. C'était le 5 juillet 2000 dans le théâtre Antique de Vienne.
En première partie Diana Krall, en deuxième partie, Tony Bennett !

             

Anis BENHALLAK / Apes Theater

Ce deuxième album du guitariste Anis Benhallak est une bien jolie surprise (surprise pour moi car je ne connaissais pas cet artiste).
Anik Benhallak est originaire de Chelghoum Laid, un petit village de l'est de l'Algérie. Très jeune, il apprend à jouer de la guitare en autodidacte.
Après avoir exploré la musique traditionnelle de son pays et le Rock, il se tourne vers le Jazz qu'il étudie à travers les standards. Parmi les musiciens dont il revendique l'héritage, il cite Miles Davis, Charlie Parker, Jeff Beck ou encore
Pat Metheny. Il s'est nourri de toutes ces influences pour forger son propre style et nous proposer une musique plurielle, marquée par le Jazz Fusion et la musique de son pays. Ce "Théâtre de Singes" nous entraîne dans un véritable voyage musical, un Jazz Rock aux saveurs orientales tout à fait envoûtant. 
Aux côtés d'Anis Benhallak, cinq musiciens de grande qualité, Gregory Privat (Piano), Damien Hennicker (Saxophones), Chris Jennins (Double bass), Karin Ziad (Drums) et la chanteuse Kawthar Meziti, particulièrement en valeur sur la jolie balade "Ir Me Quiero". L'ensemble sonne sacrément bien, servi par la qualité des onze titres de l'album, notamment le superbe "Breakfast In Damascus", mon morceau préféré, à l’atmosphère très "Vandérienne". 
Un disque à
 découvrir absolument !

             

https://www.anisbenhallak.com/

Anis Benhallak sera au Sunside, 60 rue des Lombards à Paris, le 11 décembre prochain pour présenter son album.

https://www.sunset-sunside.com/

Bad News

Roy HARGROVE (16/10/1969 - 02/11/2018)

C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris la disparition de Roy Hargrove. Il est décédé le 2 novembre d'un arrêt cardiaque, il n'avait que 49 ans. J'ai eu la chance de le voir plusieurs fois sur scène, en particulier au "Blue Note", à New York le 23 aôut 2013. En guise d'hommage, voici ce que j'en disais à l'époque : "C'est toujours un régal de se retrouver au Blue Note, les ombres des plus grands Jazzmen habitent ces murs. Ce soir, Roy Hargrove et son Big Band prennent possession des lieux. Dès le premier morceau, le groove puissant du Band nous saisit. Roy Hargrove dirige de main de maître ses musiciens parmi lesquels se mettent particulièrement en évidence Saul Rubin (Guitar) et Bruce Williams (Alto Saxophone). Le répertoire oscile entre un Jazz de facture classique (September In The Rain notamment sur lequel Roy Hargrove fait scatter l'orchestre à la Cab Calloway), le Funk et des fulgurances Latino, sur "Mambo For Roy" par exemple, composé par Chucho Valdes. Que ce soit à la trompette ou au bugle, Roy Hargrove distille des chorus fluides et inventifs, dignent de ses plus illustres prédécesseurs. Pour deux morceaux, "Everytime We Say Goodbye" et "Something Happens To Me" le Band est rejoint par la chanteuse Roberta Gambarini dont le registre fait penser à Sarah Vaughan (on aurait vraiment aimé l'entendre un peu plus). Ce Big Band n'a qu'un disque à son actif "Emergence" (2009) et se produit très rarement sur scène car comme le dit lui-même Roy Hargrove "financièrement parlant, c'est probablement la pire chose que je pouvais faire".
Pour nous, en tout cas, c'est la meilleure !".

Salut l'artiste.

             

Pianissimo - La chronique de Philippe VINCENT

Si le jazz  a inventé la batterie et a donné ses heures de gloire au saxophone, il a vite emprunté le piano à la musique classique. Il faut dire que le clavier de 88 touches est l’un des instruments les plus utilisés dans la musique occidentale et que les musiciens s’en servent en priorité comme outil de composition, y compris dans ses versions électriques inventées au XXème siècle. Il n’est alors pas étonnant que chaque époque du jazz, quel que soit son style, soit riche en pianistes de talent et la nôtre n’échappe pas à la règle. La production récente nous y invitant, il était donc tentant ce mois-ci de mettre l’accent sur cinq pianistes qui sortent un nouvel album cet automne.

Remarqué au sein des orchestres d’Ibrahim Maalouf et de Youn Sun Nah, Frank Woeste signe  une suite de duos remarquables enregistrés dans l’intimité de son studio « at home ». La spontanéité est au rendez-vous et la qualité de ses interlocuteurs (Baptiste Trotignon, Mark Turner, Scott Colley, Greg Hutchinson, Seamus Blake et d’autres) permet à ce disque fait « sans filet » (pas de montage et autres overdubs) d’installer la magie du direct. On attend déjà avec impatience la suite de ce « Libretto Dialogues-Vol.1 » (Phonoart/Socadisc).

Autre jeune pianiste à découvrir, totalement inconnu celui-ci, le finlandais Aki Rissanen propose avec  « Another North » (Edition Records) un trio qui est un véritable souffle de fraîcheur. Avec des compositions très rythmiques et très mélodiques tout en restant ouvertes, l’ensemble que forme Rissanen avec ses deux compagnons de route qui se connaissent par cœur est aussi soudé que musical. En l’écoutant, on pense au trio E.S.T. (il y a pire comme référence) et ce groove nordique fait du bien aux oreilles.


Mais il n’y a pas que les jeunes qui font l’actualité et certains de leurs aînés ne se font pas oublier. Parmi eux, Jean-Pierre Como étonnera ceux qui en étaient restés au fameux groupe « Sixun » dont il fut l’un des fondateurs et des piliers il y a une trentaine d’années. D’ailleurs, il y a déjà un moment que Como a retrouvé les joies du piano acoustique, que ce soit avec son trio « Répertoire » en compagnie de Diego Imbert et d’Aldo Romano (il y a presque dix ans déjà) ou avec son « Express Europa » entendu cet été au Respire Jazz Festival. Avec « Infinite » (L’âme Sœur Prod.), on retrouve le pianiste et l’écrivain de musique qui aime les mélodies, les caresse, les cajole et leur fait exprimer leur ADN. Et il y est aidé dans cette entreprise par trois gaillards qui ne sont pas tombés de la dernière pluie musicale, Christophe Panzani (sax), Bruno Schorp (b) et Rémi Vignolo (dms). Voilà un des très bons albums en quartet de l’année.

Mais la palme ira à deux aînés unanimement respectés dans le monde du piano jazz d’aujourd’hui, d’autant plus que ces deux maîtres nous offrent l’un et l’autre deux albums très « pianistiques » puisque l’un est en solo et l’autre en duo. Sur une idée du producteur Philippe Ghielmetti, Marc Copland fait un superbe voyage en solitaire sur la musique de Gary Peacock. Pour ce « Gary » (www.illusionsmusic.fr), qui d’autre que Copland pouvait faire une telle révérence à celui qui inventa il y a quarante ans le fameux trio avec Keith Jarrett et Jack DeJohnette (« Tales of Another »/ECM) ?  Copland est son complice depuis les années 1980, ils ont déjà enregistré à deux reprises en duo et le premier est le pianiste du trio que le second a monté il y a trois ans avec Joey Baron (magnifique « Tangents » chez ECM). Pas étonnant que dans cet univers de sonorités cristallines cette musique de la profondeur et du recueillement nous fasse penser que les silences soient autant de notes choisies. Pour 12 euros port compris sur le site du label (seul mode de vente), c’est un cadeau !

Difficile de faire passer un autre pianiste après un tel album, mais Enrico Pieranunzi réussit cette gageure haut la main. S’il enregistre énormément aux quatre coins du monde, il faut bien reconnaître que la quantité n’obère jamais chez lui la qualité. Et avec « Blue Waltz » (Stunt/UVM) il nous épate une fois de plus. Est-ce le fait de se retrouver face à un contrebassiste qu’il connait moins que les géants de l’instrument qu’il a longuement côtoyés (Marc Johnson et Charlie Haden en tête) ou la captation en public de ce concert ajoute-t-elle l’émotion du live à une musique qui est déjà une splendeur ? Toujours est-il que Thomas Fonnesbaek, digne successeur de Niels H.O. Pedersen et d’autres géants danois de la basse, se fait pour Pieranunzi une sorte de miroir enchanteur. Les compositions aussi géniales que poétiques du grand pianiste italien sont magnifiées par son jeu pianistique unique et sa capacité d’improvisation semble infinie. Come Rose Dai Muri, Molto Ancora ou le titre éponyme de l’album ne laisseront insensibles aucun auditeur avant un final d’une virtuosité éblouissante pour les deux musiciens. Un pur joyau qui célèbre avec éclat cette fête automnale du piano.

             


Directeur de la Société OMD (1983-1996) spécialisée  dans la  distribution de  labels de jazz (Enja, Timeless, Muse,  Sunnyside, GRP,  etc), créateur du label IDA  Records (1984 - 1998) qui enregistra  Barney Wilen, Louis Sclavis,  Laurent de  Wilde, Enrico Pieranunzi et  bien  d'autres, Philippe Vincent est membre de  l'Académie du Jazz  et collaborateur régulier de Jazz Magazine/Jazzman  depuis  2008.

Un morceau, une histoire

Rube BLOOM & Harry RUBY / Give Me The Simple Life

"Give Me The Simple Life" a été composé en 1945 par Rube Bloom (Music) & Harry Ruby (Lyrics). La même année, Bing Crosby l'enregistre avec l'orchestre de Jimmy Dorsey. L'année suivante, c'est au tour de Lisa Morrow de le graver avec l’orchestre de Benny Goodman tandis que la chanson apparaît dans le film de Lloyd Bacon "Wake Up And Dream" dans lequel elle est chantée par John Payne. Cette célébration de la "vie simple" a été souvent reprise.
En voici quelques jolies versions, en particulier celles d'Annie Ross sur l'album "Sings A Song With Mulligan" (1958) et de Julie London sur l'album "Julie At Home" (1960).

Lisa Morrow With Benny Goodman Orchestra (1946)

Ella Fitzgerald "Ella Returns To Berlin" (1961)

George Shearing & Mel Torme "An Evening With George Shearing & Mel Torme" (1982)

Un peintre à découvrir ou à redécouvrir

Andrea KOWCH

Andrea Kowch est née en 1986 à Detroit. Artiste autodidacte, elle revendique l'influence des peintres Américains modernes et des grands maîtres de la Renaissance. Ses toiles allégoriques, dans un style que l'on pourrait qualifier de surréalisme élaboré, mettent la plupart du temps en scène, des femmes dans les paysages ruraux du Michigan.
Pour ma part, je trouve ses œuvres absolument remarquables.

"Je trouve que chacun de mes modèles, en tant que personne, contient certains traits de personnalité qui résonnent avec moi. Par conséquent, je suis capable de m'identifier à chacun d'entre eux à différents niveaux, et donc d'imaginer des choses à travers eux, parce que chaque personnage de mes peintures est essentiellement un autoportrait métaphorique". Andrea Kowch

"I find that each of my models, as people, contain certain personality traits that resonate with me. As a result, I am able to identify with each of them on various different levels, and thus imagine things through them, because each character in my paintings is essentially a metaphorical self-portrait". Andrea Kowch

"The Cape" - Acrylique sur Toile - 60 X 84 (2012)

Une photo, une histoire

Bald Eagle - Alaska - Ketchikan - 6 juillet 2010

Ketchikan dont le nom indien "Kach Khanna" signifie "ailes déployées de l'aigle" est la ville principale de l'Alaska du sud-est. Elle s'est auto proclamée capitale mondiale du saumon. Ses maisons sur pilotis sont remarquables, tout comme le petit Tongass Historical Museum qui rassemble une intéressante collection d'objets Amérindiens.
Juste à côté, le Tribal Hatchery And Eagle Center est une écloserie de saumon ainsi qu'un centre de préservation du "Bald Eagle" (Pygargue à tête blanche).

Les albums photos en ligne sur Adobe Spark

Une photo, une histoire - Souvenirs du monde

Chaque mois où presque, je publie une photo sur ce Blog, dans la rubrique "Une photo, une histoire".
J'en ai rassemblé quelques-unes (et d'autres) sur "Adobe Spark".
Vous pouvez les retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous ou en scannant le QR Code avec votre smartphone

https://spark.adobe.com/page/9eTFQOBye1l7a/

Photos et histoires de New York - Souvenirs de "Big Apple"

"Photos et histoires de New York", un 2e album photos est en ligne sur "Adobe Spark"
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Souvenirs de Florence - La ville où l'Art est Roi

"Souvenirs de Florence" un 3e album photos est en ligne sur "Adobe Spark" à partir du lien ci-dessous ou en scannant le QR Code avec votre smartphone

https://spark.adobe.com/page/OO4sTcaYF54lT/

Wild Wild West - Montana / Wyoming

"Wild Wild West - Montana Wyoming",
un 4e album photos est en ligne sur "Adobe Spark"
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le QR Code avec votre smartphone

https://spark.adobe.com/page/s3jlGRV26p3Hi/

Alaska - The Last Frontier

"Alaska - The Last Frontier",
un 5e album photos est en ligne sur "Adobe Spark"
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The Last Rose Of The Year - 18 novembre 2018

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