"Jazz is not just Music. It's a way of Life, It's a way of Being, A way of Thinking". Nina Simone

Le morceau du mois

HIROMI / Yellow Wurlizer Blues

Disques

Louise JALLU / Piazzolla 2021


S'attaquer à la musique d'Astor Piazzolla sans tomber dans l'imitation facile, la tâche n'était pas simple. C'est pourtant ce qu'à fait et brillamment réussi la jeune bandonéoniste Française Louise Jallu. Formée au conservatoire de Gennevilliers où elle est désormais professeur, elle impressionne tant par sa maîtrise de l'instrument que par sa capacité à recréer les compositions d'Astor Piazzolla tout en restant fidèle à l'esprit des œuvres.
L'alliance parfaite entre tradition et modernité en quelque sorte.
Son interprétation du célébrissime "Libertango" en est le meilleur exemple.

A ses côtés pour cet hommage au maître Argentin dont on fête cette année le centenaire de la naissance, Mathias Lévy (Violon et Guitare Electrique), Marc Benham (Piano et Fender Rhodes) et Alexandre Perrot (Contrebasse), mais aussi en Guests, Gustavo Beytelmann (Piano) et Médéric Collignon (Bugle). Je suis sûr que, comme moi, vous serez séduits par ce bel album qui laisse présager une brillante carrière.

"Il est celui qui a emmené le tango dans d'autres contrées, et je l'interprète depuis que je suis toute jeune. C'est un projet que j'avais à cœur. C'était aussi une façon d'être la plus respectueuse de son travail, ne pas le copier, mais continuer sur son chemin". Louise Jallu (à propos d’Astor Piazzolla)

https://www.louisejallu.com/

       

The Volunteered Slaves / SpaceShipOne


The Volunteered Slaves, j'avoue humblement que je ne connaissais pas ce groupe qui existe pourtant depuis près de 20 ans. C'est donc avec la curiosité qui sied à toute nouvelle découverte que j'ai écouté ce "SpaceShipOne".
Cet envol vers un Jazz mâtiné de Funk et d'Electro est parfaitement réussi. C'est une musique exigeante, et sacrément séduisante, sans aucune facilité racoleuse.

Mon morceau préféré, "Dog Down", il résume parfaitement "l'esprit" du groupe. Alors, laissez-vous embarquer dans ce vaisseau qui vous fera traverser un univers singulier, celui des Volunteered Slaves.

Le groupe est formé d'Olivier Termine (Saxophone), Emmanuel Duprey (Piano Rhodes), Emmanuel Bex (Orgue), Akim Bournane (Basse) et Julien Charlet (Batterie), il tient son nom de l'album "Volunteered Slavery" de
Roland Kirk (1969). La filiation est évidente mais l'on pense aussi à Sun Ra ou encore à Pharoah Sanders.

https://thevolunteeredslaves.com/

       

Anniversaire

Miles DAVIS (1926 - 1991)


Le 28 septembre, il y a trente ans, disparaissait le trompettiste Miles Davis.
Je n'aurais pas la prétention de vous retracer ici la carrière de celui qui a tant marqué l'histoire du Jazz mais je vous propose de le retrouver à travers un disque et un livre.

Le disque : "Merci Miles" a été enregistré en Live dans le cadre du festival "Jazz à Vienne", le 1er juillet 1991, soit quelques semaines avant son décès mais il n'a été publié que cette année.
Il s'agissait là de l'une de ses dernières prestations sur scène. Il était entouré du fidèle 
Kenny Garrett (saxophone) et de Deron Johnson (claviers), Foley (basse lead), Richard Patterson (basse) & Ricky Wellman (batterie). Les huit titres de l'album sont le reflet de l'évolution musicale de Miles à cette époque, en particulier un "Time After Time" minimaliste et crépusculaire.
Qu'il était loin alors le temps de "Kind Of Blue" !

Le livre : En 2012, Franck Bergerot, ex rédacteur en chef de Jazz Magazine et l'un des meilleurs spécialistes de Miles Davis publiait "Miles de A à Z"
(Editions Le Castor Astral).
Je vous recommande vivement la lecture de ce passionnant et copieux abécédaire (plus de 200 entrées) grâce auquel vous apprendrez tout sur "The Prince Of Darkness".

       

Un morceau, une histoire

Richard ADLER & Jerry ROSS / Whatever Lola Wants


Cette chanson a été composée par Richard Adler & Jerry Ross pour la comédie
musicale "
Damn Yankees", créée à Broadway en 1955.
L'histoire est une version moderne de la 
légende de Faust qui se déroule dans le
milieu du Baseball de Washington. Dans la comédie musicale, "Whatever Lola Wants" est chantée par Gwen Verdon.

En 1958, "Damn Yankees" devient  un film, réalisé par Stanley Donen & George
Abbott et dans lequel Gwen Verdon reprend le rôle de Lola. 

       

"Whatever Lola Wants" a fait l'objet de multiples reprises, en voici quelques-unes que j'apprécie particulièrement.

Carmen McRae "And The Dave Lambert Quartet" (1955)         Sarah Vaughan "Wonderful Sarah" (1957)

              

Mel Torme "Swings Shubert Alley" (1960)                              Ella Fitzgerald "Sings Broadway" (1962)

              

Les voix à suivre - La chronique de Philippe VINCENT

Après la chronique du mois précédent consacrée au piano et à quelques-uns de ses maîtres d’aujourd’hui, c’est le jazz vocal que l’on met à l’honneur ce mois-ci. Certaines voix sont à découvrir, d’autres sont confirmées, mais toutes témoignent du regain de l’art vocal que l’on observe depuis des années.



Comme Gregory Porter, Trineice Robinson a attendu la quarantaine pour sortir son premier disque personnel, « All or Nothing » (4RM Music/Import). Cette descendante de plusieurs générations de pasteurs fut à bonne école dès son plus jeune âge mais, pensant que l’industrie du disque a trop tendance à enfermer les artistes dans des styles précis alors qu’elle aime mélanger les différents genres de la musique afro-américaine, elle préféra s’orienter vers l’enseignement où elle a acquis une renommée incontestable (Université de Princeton). Son répertoire est donc un mélange de jazz (Comme Sunday de Duke Ellington, I Mean You de Monk avec des paroles de Jon Hendricks, Footprints de Wayne Shorter), de soul (What’s Going On de Marvin Gaye, La Costa de Nathalie Cole)), de blues (Let It Shine) ou de gospel. Magnifiquement accompagnée par un groupe de musiciens où brillent le pianiste Cyrus Chestnut et le saxophoniste Don Braden, Trineice Robinson nous montre ce qu’est la black music, la vraie !

https://www.drtrineice.com/index.html

              

Plus jeune, Samara Joy a été révélée il y a deux ans par sa victoire au Sarah Vaughan International Jazz Vocal Competition, ce concours qui a fait connaître au monde la française devenue new-yorkaise Cyrille Aimée et l’américaine Jazzmeia Horn. Elle aussi a de qui tenir puisqu’elle est la petite fille des fondateurs du groupe The Savettes (of Philadelphia), formation de gospel et de soul qui eut son heure de gloire dans les années 60. Pour son premier disque, « Samara Joy » (Whirling Recordings/Socadisc) elle a eu la bonne idée de s’entourer de proches (le guitariste Pasquale Grasso et le batteur Kenny Washington furent ses professeurs) plutôt que de s’assurer les services de quelques stars en mal de cachet. Il en résulte une musique simple et très fluide où la voix claire et d’une pureté remarquable de Samara fait merveille sur un répertoire de standards et autres classiques judicieusement choisis. Si elle n’était pas spécialement amatrice de jazz jusqu’à ce qu’elle entende Lover Man par Sarah Vaughan, voilà une jeune fille de 21 ans promise à une belle carrière et  dont l’irruption dans le monde du jazz est un véritable vent de fraîcheur.

https://samarajoy.com/home

              

Meredith d’Ambrosio, quant à elle, est loin d’en être à son premier disque puisque « Sometime Ago » doit être son 17ème album, paru comme tous les autres sur le label américain Sunnyside, belle preuve de fidélité d’un artiste envers son producteur. En 1966, alors qu’elle n’avait que 25 ans, la chanteuse avait décliné une proposition de tournée avec John Coltrane (excusez du peu !) car elle ne s’estimait pas prête à se jeter dans le grand bain. Et ce ne fut qu’à l’approche de la quarantaine elle aussi qu’elle commença à enregistrer, signant un petit bijou dès son deuxième album, « Another Time » (réédité il y a quelques mois), où elle s’accompagnait seule au piano. A un âge qui n’est plus celui des jeunes premières et après dix ans de silence, le registre de la voix a un peu baissé mais le phrasé est toujours là et le style aussi aérien. Loin des chanteuses à la voix puissante et à la technique sophistiquée, Meredith s’adresse toujours autant à notre cœur qu’à notre oreille avec une intimité délicieuse.

https://www.meredithdambrosio.com/

              


Enfin, deux chanteuses empruntent des voies plus contemporaines pour exprimer leur talent. Avec son Lilananda Jazz Quintet, Claire Vaillant continue son approche de la voix utilisée comme un instrument, en l’occurrence comme d’un deuxième cuivre dans l’album « Phares » (Lilananda/Inouïe Distri). Le talent d’arrangeur de son complice Pierre Drevet (Brussels Jazz Orchestra, Multiquarium Big Band mais aussi Charles Aznavour) fait sonner ce quintet avec, par moment, l’aide d’un trio à cordes, nous donnant à entendre un joli travail d’écriture.

https://www.lilananda.fr/lilananda-jazz-quintet/

              


Autre complicité voix/trompette, celle qui unit la suédoise Josefine Cronholm et l’américain Kirk Knuffke dans l’album « Near the Pond » (Stunt/UVM) où le trio de base qu’ils ont formé avec le bassiste Thommy Anderson est augmenté du batteur Kenny Wollesen (sideman de Bill Frisell depuis  des années) et là aussi d’un trio à cordes. Inspiré par l’œuvre du poète Carl Sandburg, le projet de ce “trio augmenté” offre une musique délibérément actuelle faite d’écoute mutuelle et où on sent que l’improvisation a une grande place dans le résultat final. Une œuvre hors des sentiers battus qui en étonnera plus d’un.

https://josefinecronholm.com/

              

Philippe Vincent



Directeur de la Société OMD (1983 - 1996) spécialisée dans la distribution de labels Jazz
(Enja, Timeless, Muse, Sunnyside, GRP, etc), créateur du label IDA Records (1984 - 1998)
qui enregistra Barney Wilen, Louis Sclavis, Laurent De Wilde, Enrico Pierannunzi
et bien d'autres, Philippe Vincent est membre de l'Académie du Jazz et collaborateur
régulier de Jazz Magazine depuis 2008.

ANGLET JAZZ FESTIVAL - 16 au 19 septembre 2021


Le Festival de Jazz d'Anglet est de retour pour sa 14e édition avec une fois de plus une superbe programmation, d'ailleurs particulièrement intéressante cette année. Pour ma part, je me contenterai de vous recommander deux formations dont j'ai chroniqué les albums sur ce Blog. Tout d'abord, le trio du pianiste Pierre De Bethmann, le 16, dont l'opus "Essais Volume 3" était mon album de l'année 2020 (voir la Newsletter de janvier).
http://jazznicknames.over-blog.com/2019/09/les-news-2021-janvier.html
 

Et puis une des révélations de l'année en ce qui me concerne, Swing Bones, le 19, qui nous propose une musique jubilatoire, véritable ode au Swing (voir la Newsletter de février).
http://jazznicknames.over-blog.com/2019/11/les-news-2021-fevrier.html


Mais je pourrais aussi citer le quartet d'Airelle Besson, celui de Shai Maestro ou encore le trio Intermezzo de Sarah Lancman. Bref, de très belles soirées en perspective.

Les concerts se dérouleront au Théâtre Quintaou et dans le parc de Baroja.

Vous retrouverez la programmation complète sur le site du Festival.

https://angletjazzfestival.fr/

              

I Know, It's Only Rock'N' Roll ...

Stairway To Heaven

Chaque année depuis 1978 se tiennent à Washington, les Kennedy Center Honors. Cette cérémonie vise à rendre hommage à des artistes ayant significativement contribué à la culture Américaine même si les lauréats ne sont pas forcément Américains. Ce sont des acteurs, des danseurs, des compositeurs mais aussi des groupes musicaux.
En ce 2 décembre 2012, Led Zeppelin est à l'honneur. Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones sont présents et sincèrement émus comme vous pourrez le voir. Quant à John Bonham, disparu en 1980, il est dignement représenté par son fils Jason, lui-même batteur. Le clou de la soirée, une version proprement stupéfiante de "Stairway To Heaven" par les sœurs Ann et Nancy Wilson du groupe "Heart" de Seattle.

Bad News

Charlie WATTS (1941 - 2021)


Charlie Watts, le batteur des Rolling Stones s'est éteint le 24 août à l'âge de 80 ans. Homme réservé qui s'était toujours tenu à l'écart de l'agitation et des frasques des autres membres du groupe, il était le garant de la stabilité des Stones. On le sait moins mais sa passion première était le Jazz. Il avait d'ailleurs eu l'occasion de jouer avec des artistes comme Sonny Rollins ou David Sandborn et avait enregistré en 2017 un album avec le Danish Radio Big Band.
Une page de l'histoire du Rock se tourne !

       
On avait pu le voir une dernière fois sur la vidéo enregistrée, à distance, par les Stones pendant le confinement.

Une artiste à découvrir ou à redécouvrir

Sally STORCH (1897 - 1963)

Sally Storch est née en 1952. Elle est issue d'une famille d'artistes enracinée dans l'école parisienne du début du XXe siècle. Sa grand-tante Bertha Rihani a vécu et peint à Paris dans les années 1920, côtoyant Henri Matisse et Kees Van Dongen. Une autre de ses tantes, la peintre Stephanie Stockton, a fréquenté l’Art Students League de New York et a fait son apprentissage chez John Steuart Curry dans les années 1930. Sally Storch a passé beaucoup de temps avec ses deux parentes qui ont été une véritable source d’inspiration pour elle. Elle revendique par ailleurs l’influence d’Edward Hopper. 

Dans un style simple et coloré, elle peint des scènes de la vie quotidienne qui titillent notre imagination.

"Voyage" - Oil On Canvas - (2005)

https://sallystorch.com/

Les albums photos en ligne sur Adobe Spark

Une photo, une histoire - Souvenirs du monde

"Une photo, une histoire" mon premier album photos en ligne sur "Adobe Spark". 
Vous pouvez l'ouvrir en cliquant sur le lien ci-dessous ou en scannant le QR Code avec votre smartphone

https://spark.adobe.com/page/9eTFQOBye1l7a/

Photos et histoires de New York - Souvenirs de "Big Apple"

 

https://spark.adobe.com/page/kYq4mBZWIMkaZ/

Souvenirs de Florence - La ville où l'Art est Roi

 

https://spark.adobe.com/page/OO4sTcaYF54lT/

Wild Wild West - Montana / Wyoming

 

https://spark.adobe.com/page/s3jlGRV26p3Hi/

Alaska - The Last Frontier

 

https://spark.adobe.com/page/mPQDKNV8IkkRk/

Le Jardin des Tarots de Niki De Saint Phalle

 

https://spark.adobe.com/page/VU8NPXoBLsVhJ/

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Yvonne Droeller - "Le Mont Denali" - Huile sur Toile
Le Cendre - 22 novembre 2019

"I don't have a definition of Jazz. You're just supposed to know it when you hear it".
Thelonious Monk
 

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