Le morceau du mois

Billie HOLIDAY / Summertime

Disques

Tigran HAMASYAN /  StandArt


Petit retour en arrière, le 20 octobre 2009 dans le cadre du festival "Jazz en Tête", j'assistais au concert d'un jeune pianiste de 22 ans, Tigran Hamasyan (en duo avec le saxophoniste Rick Margitza). J'avais alors été séduit par son style et sa fraicheur. Les années ont passé et "StandArt" est déja son 12e album en tant que leader. Pour la première fois,  il se frotte à l'exercice périlleux des standards et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce coup d'essai est un vrai coup de maître. Tigran Hamasyan réussit à donner une nouvelle jeunesse à des titres aussi souvent joués que "Softly, As In A Morning Sunrise" par exemple. Et puis, il a l'art de bousculer les tempos, la balade "Laura" devient tonitruante et, au contraire, "All The Things You Are" est interprété tout en douceur et en retenue avec un lumineux Mark Turner au Ténor.
Citons aussi les autre invités, tout aussi prestigieux, Ambrose Akinmusire & Joshua Redman qui contribuent également à la réussite de ce très bel album. Tigran Hamasyan est bel et bien devenu le pianiste de référence de sa génération.

              

https://www.tigranhamasyan.com/standart/

Tigran Hamasyan & Rick Margitza - Clermont-Ferrand "Jazz en Tête" 20 octobre 2009

Thomas LAFFONT Quartet /  Edgar


La musique en général et le Jazz en particulier sont des sources inépuisables de belles découvertes et "Edgar" en est véritablement une. A la tête de son quartet composé de Raphaël Illes (saxophone), David Guittierez (guitare) & Cédrick Beck (batterie), le bassiste Thomas Laffont nous entraine dans un voyage musical très original. En 10 compositions, il conte les aventures d'Edgar, son Alter ego fictionnel.
Un univers onirique au service d'une musique résolument moderne et inventive.

Une mention particulière pour les illustrations style "Petit Prince" dues au talentueux artiste Cubain Mayo Bous.

"Aux abords de la ville, Edgar contemple l'effervescence des hommes.
Curieux, il se demande ce qui anime tous ces êtres. La douce mélodie des habitudes réconfortantes, la syncope d'une brève entorse à la routine, le rythme effréné des tumultes citadins ? N'ayez crainte, si l'envie vous prenait de vous accorder un contretemps, vous croiserez forcément Edgar au détour du chemin. Prenez donc le temps d'écouter son récit et de vous laisser porter par son souffle. Fiable et optimiste, il sera votre compagnon de route
".

       

http://thomaslaffont.fr/

Disques - Les sorties en bref



Dans la production récente, voici un album qui mérite le détour.

Laura Anglade & Sam Kirmayer / Venez donc chez moi


La jeune chanteuse Franco-Américaine Laura Anglade, installée au Québec, et le guitariste Sam Kirmayer viennent de publier "Venez donc chez moi" sur le label Canadien "Justin Time Records". Ils reprennent avec beaucoup d'élégance onze standards de la chanson Française.
Il n'est pas surprenant qu'ils aient choisi ce répertoire qui jouit d'une belle cote d'amour au Québec. Un album rafraichissant, idéal pour une belle soirée d'été.

https://lauraanglade.com/home       https://www.samkirmayer.com/

 

       

Un disque à découvrir ou à redécouvrir

Ramsey LEWIS Trio /  The "In" Crowd


Ramsey Lewis est né en 1935 à Chicago. Il commence le piano à l'âge de 4 ans et ses références musicales sont alors Bach, Beethoven et Haydn. Il est ensuite initié au Jazz par l'altiste Wallace Burton. En 1958, il forme le Ramsey Lewis Trio. Mais ce n'est qu'en 1965 qu'il connait le succès avec l'album "The "In" Crowd", enregistré en Live dans un club de Washington, le "Bohemian Caverns". Le morceau qui donne son titre à cet enregistrement est véritablement le moment fort du concert. On ressent une véritable osmose entre les artistes et le public. "The "In"Crowd", composé en 1964 par Billy Page, a été initialement interprété par le chanteur Dobie Gray. Il a fait l'objet de reprises par des artistes aussi différents que The Mamas And The Papas sur l'album "If You Can Believe Your Eyes And Ears" (1966), Bryan Ferry sur l'album "Another Time, Another Place" (1974) ou encore Gregory Porter sur l'album "Liquid Spirit" (2013). Après l'immense succès de "The "In" Crowd" Ramsey Lewis s'est tourné vers un répertoire "Pop" et "R&B".
Il compte aujourd'hui plus de soixante albums à son actif.

https://www.ramseylewis.com/
 

              

              

​​Un morceau, une histoire

Vincent YOUMANS & Irving CAESAR / Tea For Two

 

"Tea For Two" est une chanson de la comédie musicale "No, No, Nanette", créée à Broadway en 1925. Elle a été écrite par Vincent Youmans (musique) et Irving Caesar (paroles). "Tea For Two" est un duo chanté par Nanette (Louise Groody) et Tom (Jack Baker) dans l'acte II et dans lequel ils décrivent leur avenir tel qu'ils l'imaginent.

La pièce a fait l'objet de trois adaptation cinématographique, la plus remarquable par David Butler en 1950 avec Doris Day dans le rôle de Nanette.

Beaucoup de belles versions de "Tea For Two" :
Art Tatum "The Complete Capitol Recordings - Volume One" (1952), Sammy Davis Jr And Carmen McRae "Boy Meets Girl" (1957), Ella Fitzgerald "Ella And Basie" (1963), Sarah Vaughan "Viva Vaughan" (1965), Sarah McKenzie "Paris In The Rain" (2017) mais la meilleure est sans conteste pour moi celle de la délicieuse Blossom Dearie sur l'album "Once Upon A Summertime" (1959).

 

              

              

Ellington Forever - La chronique de Philippe VINCENT

Les chroniques de nouveautés enregistrées par des musiciens d’aujourd’hui ne sauraient nous faire oublier ceux qui ont forgé l’histoire du jazz de leur souffle, de leur voix ou de leurs dix doigts. Parmi eux, Duke Ellington n’est pas le moindre et il est resté l’une des références incontournables de l’histoire du jazz. Son génie l’a hissé au rang d’icône musicale universelle du XXème siècle et la multitude de ses enregistrements n’obère en rien l’intérêt des inédits qui peuvent être publiés au fil du temps. Donc, à tout seigneur, tout honneur…


Dans ce “Live at the Berlin Jazz Festival 1969-1973” (The Lost Recordings/Sony Music) les prestations du Duke sont présentées dans un ordre chronologique inversé que nous allons rétablir ici. En 1969, à l’occasion de ses 70 ans, c’est la première fois qu’Ellington est invité à ce festival créé en 1964 et il se présente avec un orchestre qui, s’il est amputé de certains membres, comprend les piliers de cette belle machine plus l’organiste Wild Bill Davis invité sur Satin Doll (non crédité dans le livret). Sur les sept morceaux retenus, la part belle est faite à des titres devenus emblématiques chez le maître comme Caravan, Mood Indigo et El Gato (sur lequel Cat Anderson, comme souvent, emmène sa trompette faire des prouesses dans le suraigu) mais on a droit aussi à deux petits joyaux plus récents à l’époque, La plus belle africaine (créé trois ans avant à l’occasion d’un concert au Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar) et Meditation, très bel exercice en solo qui clouera le bec à ceux qui douteraient encore de la culture pianistique du chef d’orchestre. Pour sa prestation de 1973 (qui précède sa mort de quelques mois), Ellington se présente avec une formation plus petite où les indéboulonnables Paul Gonsalves (ténor) et Harry Carney (baryton et clarinette) sont bien là. Si les incontournables Take The A Train et Sophisticated Lady n’ont pas été oubliés au répertoire, le Duke nous surprend encore en solo (et trio) avec une splendide Piano Improvisation N°1 (quel touché inimitable ! ) et avec la place qu’il offre au danseur de claquettes Baby Laurence sur un morceau. On l’aura compris, cet immense musicien qui commença sa carrière dans les années 20 ne s’est jamais satisfait de son acquis et ces deux captations magnifiquement restaurées en sont un  beau  témoignage.

              


Pour passer aux enregistrements d’aujourd’hui, commençons par un disque qui ne renie en rien l’héritage de plusieurs décennies d’histoire du jazz. Jakob Dinesen, saxophoniste ténor danois d’une cinquantaine d’années, y a puisé tout son savoir-faire qui lui assure une magnifique sonorité de velours et un phrasé d’une fluidité remarquable qui le rapprochent des plus grands. Si il signe la plupart des compositions de cet “Unconditional Love” (Stunt/UVM), elles sont toutes joliment construites autour de mélodies séduisantes qui donnent l’occasion à chaque musicien de s’exprimer avec inspiration. Deux jeunes jazzmen scandinaves d’une vingtaine d’année bourrés de talent sont à ses côtés (Jacob Artved à la guitare et Felix Moseholm à la contrebasse) et le fameux Jeff “Tain” Watts  qu’on ne présente plus (Branford et Wynton Marsalis, Betty Cater, Mike Brecker) est à la batterie. C’est d’ailleurs chez lui, dans une ancienne église de 1875 en Pennsylvanie, que cet album a été enregistré, ce qui assure peut-être l’atmosphère de sérénité et de perfection qui entoure cette belle musique.

https://www.jakobdinesen.com/

              

S’éloignant de la tradition du jazz pour se rapprocher de celle de la musique classique et de courants plus contemporains, “Souffle” (Continuo Jazz/UVM) est le premier disque (je crois) d’une jeune étoile montante du violon, Eva Slongo. Parrainée par Biréli Lagrene et Jean-Luc Ponty, elle y est accompagnée par une belle brochette de champions, Giovanni Mirabassi (piano), François Moutin (contrebasse) et Lukmil Perez (batterie), le saxophoniste Baptiste Herbin se joignant à eux pour deux morceaux. Sur un répertoire se partageant entre des compositions originales et des pièces adaptées de Fauré, Beethoven ou Satie, l’auditeur sera peut-être parfois dérouté par les vocalises que la violoniste ajoute à son jeu mais ne doutons pas que cette jeune artiste a toutes les qualités pour faire une brillante carrière.

https://www.evaslongo.com/

              

Sans doute plus proche de la pop que du jazz, le “Duality” (Shed Music/Inouïe Distri) de Karl Januska reflète bien l’ambivalence de ce canadien anglophone installé à Paris depuis plus de vingt ans, tels les deux visages de Janus. Batteur de jazz très demandé dans divers contextes (la liste de ses collaborations aux orchestres des autres est longue comme le bras), ses centres d’intérêt musicaux le poussent vers des contrées assez indéfinissables qui sont peut-être de lointaines héritières du rock progressif et psychédélique de l’Ecole de Canterbury et de Radiohead. Montrant une fois de plus que les batteurs ne sont pas des machines à rythmes mais des musiciens comme les autres, ce natif du Manitoba a composé et écrits l’ensemble des morceaux de l’album que la chanteuse Cynthia Abraham s’approprie avec gourmandise dans cet univers parfois onirique mais également plein d’énergie. A leurs côtés, de vieux complices du leader, Tony Paeleman (piano et claviers), Pierre Perchaud (guitare), Christophe Panzani (saxophone) et quelques invités. Comme le dit justement Franck Bergerot dans sa chronique de leur concert à l’occasion du Festival Respire Jazz (Blog de Jazz Magazine du 5 juillet dernier), « si cette musique s’apparente peu au jazz, elle en pratique le goût du risque et de l’impromptu ». Une découverte à faire.

http://www.karljannuska.com/

              

Philippe Vincent



Directeur de la Société OMD (1983 - 1996) spécialisée dans la distribution de labels Jazz
(Enja, Timeless, Muse, Sunnyside, GRP, etc), créateur du label IDA Records (1984 - 1998)
qui enregistra Barney Wilen, Louis Sclavis, Laurent De Wilde, Enrico Pierannunzi
et bien d'autres, Philippe Vincent est membre de l'Académie du Jazz et collaborateur
régulier de Jazz Magazine depuis 2008.

Un film, une séquence

Claude Lelouch / Un homme et une femme (1966)

Un homme et une femme, film emblématique des années soixante, a été le premier grand succès de Claude Lelouch.
Il lui a valu la palme d'or du festival de Cannes (1966) et l'oscar du meilleur film étranger (1967). Quelques années auparavant, un jeune auteur-compositeur,
Pierre Barouh part à la découverte du Brésil. Il tombe véritablement amoureux de la Bossa Nova alors en plein essor. Il se lie d'amitié avec Baden Powell et travaille avec lui à la transposition en Français de plusieurs de ses chansons, en particulier "Samba Da Bençao" qui devient "Samba Saravah". De retour en France, il la fait écouter à Claude Lelouch qui décide immédiatement de modifier le scénario pour l'intégrer dans son film. Cela donne cette scène à la fois cocasse et émouvante entre Pierre Barouh et Anouk Aimée.

​​Un artiste à découvrir ou à redécouvrir

Richard CLAREMONT

Richard Claremont est un artiste Australien né en 1965 à Sydney. Il s'est formé au Sydney College Of The Arts puis à parcouru le monde pendant plusieurs années. De retour en Australie, il a trouvé un emploi de facteur. Ce qui ne devait être un simple job d'été a finalement duré trente ans. Richard Claremont profitait de ses tournées pour faire des croquis qui lui servaient ensuite pour réaliser ses peintures. Cela lui a valu le surnom de  "The Painting Postie" (le postier de la peinture). C'est désormais l'un des artistes contemporains majeurs en Australie.

"Monorail In Blue"

"South Coast Autumn"

https://www.richardclaremont.com/

Une photo, une histoire

Italie – Vérone - Le balcon de Juliette - 12 juillet 2021

Vérone est une ville du nord de l'Italie, située en Vénétie, non loin du lac de Garde. Elle jouit d'une renommée mondiale  puisqu'elle sert de cadre à la pièce de William Shakespeare, Roméo et Juliette. Les touristes se pressent pour visiter la maison de Juliette Capulet et voir le célèbre balcon au pied duquel Roméo Montaigu venait compter fleurette à sa belle. Hélas, tout ceci n'est qu'une légende. Si la maison date du XIIe siècle, le balcon a été ajouté dans les années trente par l'historien Antonio Avena ! 

Les albums photos en ligne sur Adobe Spark

Une photo, une histoire - Souvenirs du monde

"Une photo, une histoire" mon premier album photos en ligne sur "Adobe Spark". 
Vous pouvez l'ouvrir en cliquant sur le lien ci-dessous ou en scannant le QR Code avec votre smartphone

https://spark.adobe.com/page/9eTFQOBye1l7a/

Photos et histoires de New York - Souvenirs de "Big Apple"

 

https://spark.adobe.com/page/kYq4mBZWIMkaZ/

Souvenirs de Florence - La ville où l'Art est Roi

 

https://spark.adobe.com/page/OO4sTcaYF54lT/

Wild Wild West - Montana / Wyoming

 

https://spark.adobe.com/page/s3jlGRV26p3Hi/

Alaska - The Last Frontier

 

https://spark.adobe.com/page/mPQDKNV8IkkRk/

Le Jardin des Tarots de Niki De Saint Phalle

 

https://spark.adobe.com/page/VU8NPXoBLsVhJ/

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Italie - Florence - 24 juin 2016

"I don't have a definition of Jazz. You're just supposed to know it when you hear it".
Thelonious Monk

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