Merry Christmas Jazz !

 

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Bad News

Ravi SHANKAR - 07/04/1920 / 11/12/2012

Ravi-Shankar.jpgLe maître du Sitar, Robendra SHANKAR, dit Ravi SHANKAR est mort le 11 décembre. Issu de la haute caste des Brahmanes, il était destiné à devenir avocat et ministre comme son père. C'est à la suite d'une rencontre avec celui qui allait lui enseigner l'instrument, Allaudin KHAN, qu'il décide de devenir musicien. Ce n'est qu'à l'âge de 36 ans, en 1956, qu'il commence à se produire sur les scène internationales et il devient alors une référence et influence la musique populaire occidentale.

George HARRISON, le guitariste des Beatles est son élève et joue du Sitar sur plusieurs titres dont "Norvegian Wood", Brian Jones des Rolling Stones joue également du Sitar sur le titre "Paint It Black". En 1969, il participe au festival de Woodstock puis, en 1971, au fameux concert pour le Bangladesh. Sa fille cadette, Anouchka, l'accompagne sur scène à partir de la fin des années 90, quant à son ainée, Geetali, elle est devenue  une vedette du Jazz et de la Pop Music sous le nom de Norah JONES.

 

Dave BRUBECK - 06/12/1920 / 05/12/2012

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Le pianiste et compositeur Américain Dave Brubeck est décédé la veille de ses 92 ans. Sa longue carrière a connu son apogée dans les années cinquante.

A cette époque, il forme un quartet avec Eugène Wright (Bass), Joe Morello (Drums) et surtout le formidable saxophoniste Paul Desmond. On doit à ce dernier le célébrissime "Take Five" qui figure sur "Time Out", l'album emblématique du groupe (1959).

De formation classique, Brubeck n'était certes pas le meilleur pianiste que le Jazz ait connu. En revanche, il avait su forger son propre style, reconnaissable entre tous. On lui doit quelques "Standards", dont "The Duke" & "In Your Own Sweet Way".

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Disques

Bill CARROTHERS / Civil War Diaries Live

Mon disque de l'année

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J'ai déja eu maintes fois l'occasion de dire tout le bien que je pense de Bill Carrothers et de son "The Blues And The Greys" sorti en 1997. C'est l'un de mes disques fétiches. Et voici qu'au hasard de mes errances sur Internet, je suis tombé sur cet enregistrement inespéré. Le site www.sansbruit.fr, spécialisé dans la diffusion, exclusivement en téléchargement, de musique Live propose ce "Civil War Diaries Live", enregistré le 10 mars 2006, à Vélizy. Ces versions des chants de la guerre de Sécession sont proprement hallucinantes de beauté et d'émotion. On a vraiment du mal à imaginer qu'un homme et un clavier puissent produire une musique d'une telle intensité.

L'art de Bill Carrothers est un impressionnisme empreint de la plus belle des nostalgies.

Bill Carrothers

Orchestre National de Jazz / Piazzola !

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L'ONJ a été créé en 1986 à l'initiative de Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse au ministère de la culture, et sous l'impulsion de Jack Lang. François Jeanneau en a été le premier directeur. Lui-même et 9 ses successeurs ont toujours été nommés sur un projet artistique précis. En 2008, le contrebassiste Daniel Yvinec a pris la direction de l'orchestre. Il a choisi de sélectionner de très jeunes intrumentistes avec lesquels il a réalisé des projets aussi différents qu'une ré interprétation de la musique de Soft Machine, un hommage à Billie Holiday ou une improvisation sur le film "le cuirassé Potemkine" d'Eisenstein. Le dernier et très ambitieux projet de Daniel Yvinec vient de voir le jour avec ce CD consacré à Astor Piazzola. Yvinec a travaillé avec l'arrangeur Americain Gil Goldstein et ensemble, ils ont réussi le tour de force de réinventer brillamment le répertoire du Maître du Tango. Alors même que j'ai toujours eu un a priori plutôt défavorable vis à vis de l'ONJ dont je trouve la démarche et la musique un peu trop "scolaire", je ne peux que recommander ce disque qui m'a vraiment séduit.

Kurt ELLING / 1619 Broadway - The Brill Building Project

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Si vous ne connaissez pas l'exceptionnel chanteur qu'est Kurt Elling, ce disque est l'occasion révée de le découvrir. Kurt Elling a choisi de reprendre des chansons écrites par de tanlentueux auteurs et compositeurs ayant fréquenté cette véritable pépinière de talents qu'était le "Brill Building" situé au 1619, Broadway, à Manhattan. Ainsi, on retrouve "Come Fly with me " composé par Sammy Cahn & Jimmy Van Heusen et popularisé par Franck Sinatra, "An American Tune" de Paul Simon ou encore "On Broadway" de Barry Mann & Cynthia Weill. Mais la véritable pépite de ce disque est, à mon sens, "A House Is Not A Home" de Burt Bacharach & Hal David. Ecrite pour Dionne Warwick qui en fit un tube dans les années soixante, cette chanson a été reprise par de nombreux Jazzmen et, en particulier, Sonny Rollins qui en donnait une interprétation magistrale sur l'un de ses albums que je préfère "The Cutting Edge".

Ne passez pas à côté de ce beau disque.

Virginie TEYCHENE / Bright And Sweet

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S'agissant de Jazz vocal, comment ne pas citer le 3e disque de la jeune chanteuse Virginie Teychené. J'avoue que j'étais passé à côté de ses deux premiers enregistrements mais en voyant que Jazz Magazine lui avait décerné un "Choc du Mois" dans son numéro de novembre, j'ai eu envie de l'écouter et c'est bel et bien un choc ! Le fil conducteur du disque : des morceaux composés par ceux qui les ont interprétés et croyez-moi, elle ne fait pas dans la facilité, s'attaquant à des titres comme le "Dry Cleaner From Des Moines" de Mingus, le Rat Race" de Count Basie & Mimi Perrin ou a ce véritable juge de paix qu'est le Don't Explain" de Billie Holiday. Dire qu'elle s'en tire bien serait trop réducteur. La voix est chaude et claire, bien en place, et empreinte d'un swing tout en nuances. Bref, une vraie chanteuse de Jazz.

Ce n'est pas du Jazz, mais ...

Johnny CASH - Willie NELSON / Unplugged

Johnny Cash - Willie Nelson Unplugged

 

Un album Live et "Unplugged" comme on dit, qui réunit deux légendes de la Country dans une ambiance intimiste, style feu de bois. L'album s'ouvre avec "Riders In The Sky" et se termine par "On The Road Again", chantés à deux voix. Sur les autres titres, les deux artistes alternent leurs plus grands succès. Une mention particulière au "Crazy" de Willie Nelson.

A écouter sans modération !

Livres 

Les musiciens de Jazz et leurs trois voeux / Pannonica De Koenigswarter

Les Musiciens de Jazz et leurs trois voeux

Rien ne destinait la richissime héritière des Rothschild à s’intéresser au Jazz. Et pourtant, dans les années 60, Pannonica est devenue la protectrice des musiciens à la dérive. Elle a hébergé Thelonious Monk pendant les 9 dernières années de sa vie et Charlie Parker est mort chez elle. Bien d’autres artistes (dont Bud Powell)  ont trouvé refuge chez celle qui était irrésistiblement attirée par leur musique.

Entre 1961 et 1966, elle posa cette question à trois cents de ses amis musiciens qu’elle photographiait avec son Polaroid : « Si on t'accordait trois voeux qui devaient se réaliser sur-le-champ, que souhaiterais-tu ? ».                                       Leurs réponses ont été publiées dans ce livre « Les musiciens de Jazz et leurs trois vœux ». Je vous engage vraiment à le lire car il en dit beaucoup plus sur ces musiciens que de longs discours.

De nombreux titres ont été composés pour Pannonica : Thelonious MONK / PannonicaSonny CLARK / My Dream Of NicaKenny DREW / Blues For NicaTommy FLANNAGAN / ThelonicaKenny DORHAM / Tonica, Horace SILVER / Nica’s Dream.

Lors de ses obsèques, Clint EASTWOOD a dit : « Je n'ai connu Nica que peu de temps, mais j'ai découvert une femme remarquable, et en tant que mécène du jazz, la baronne restera dans les mémoires comme quelqu'un dont la vie était indissociablement liée à cette musique et à ses plus grands interprètes. Elle m'a aidé dans la préparation du film « Bird », et je serai toujours heureux d'avoir eu l'occasion de la connaître. C'était véritablement une grande dame. »

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Thelonious Monk & Nica

Une photo, une histoire

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10 septembre 2006 - USA - Wyoming - Devils Tower

Une légende raconte l'histoire de sept jeunes Indiennes jouant dans la forêt. Un ours géant survient et les poursuit. L'ours gagnant du terrain, les jeunes filles grimpent sur un rocher et implorent le "grand esprit" de les aider. Immédiatement, le rocher se met à grandir et l'ours saute sur le rocher mais glisse et y laisse la marque de ses griffes. Le rocher continue de croitre, poussant les filles vers le ciel où elles deviennent les sept étoiles de la pléiade. En souvenir de ces sept jeunes filles, les Cheyennes accrochent encore aujourd'hui des amulettes, dans les arbres, au pied de la "Devils Tower".

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Devils Tower

A méditer

La simplicité est la complexité résolue.

Constantin BRANCUSI

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