Disques
Nathalie LORIERS New Trio / Les Trois Petits Singes
 
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Nathalie LORIERS est née à Namur en Belgique. De formation classique, elle s'intéresse très vite au Jazz. Elle devient alors une figure phare du Jazz Belge et multiplie les récompenses. C'est en trio qu'elle exprime le mieux son jeu au toucher exceptionnel. Ce nouveau CD, malheureusement passé inaperçu est un véritable ravissement. Voici ce que disait d'elle Thierry Quenum dans Jazz Magazine "La pianiste affirme une personnalité remarquable, un toucher magnifique, un sens de l'espace éblouissant".
Il serait vraiment dommage de passer à côté d'un si beau disque.
 
Phil WOODS / Musique du Bois
 
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Considéré comme l'un des plus brillants disciples de Charlie Parker, le saxophoniste alto et clarinettiste Phill WOODS, né en 1931, aura traversé les époques musicales. Malgré les viscissitudes de la vie d'artiste, il reste un musicien passionné et créatif. Au cours de sa longue carrière, il a joué avec tout ce que le monde du Jazz compte comme célébrités. Sa discographie est abondante, aussi bien comme Leader que comme Sideman.
Dans cette profusion de disques, j'ai choisi de vous proposer "Musique du Bois". Enregistré en 1974, il s'agit d'un album majeur de Phil Woods, ici entouré de Jaki Byard (piano), Richard Davis (bass) & Alan Dawson (drums). Le disque s'ouvre sur une superbe composition de Woods "Samba du Bois", suivie par cinq morceaux, tous excellents, en particulier "The Summer Knows" de Michel Legrand et "Airegin" de Sonny Rollins. L'album n'a pas été réédité depuis quelques années mais en fouinant un peu, on peut le trouver sur Internet.
"Un musicien complet ne cesse d‘apprendre et d’étudier. Rien n’est jamais acquis, c’est la beauté d’être un artiste". Phil Woods 
  
Heritage Blues Orchestra / And Still I Rise
 
  Heritage Bues Orchestra
Premier album pour ce groupe qui a pour ambition de perpétuer le patrimoine musical Afro-Américain. Il nous emmène sur les chemins du Blues, que ce soit le Blues rural du delta du Mississipi ou un Blues urbain plus Funky.
Le disque a été produit par Larry Skoller, directeur artistique du Festival "Aulnay All Blues".
Voici ce qu'il dit à propos du HBO :
"Leur talent et leur approche contemporaine et courageuse de leur musique a donné naissance à ce remarquable ensemble. Guidés par la légende de la musique afro-américaine ; tout en faisant leur propre musique; ces artistes ont totalement capté son âme ainsi que leur responsabilité de la garder vivante".
 
Ce n'est pas Jazz mais ... Concert
 
James TAYLOR - Olympia Paris - 15 mai 2012
 
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James Taylor fait partie de ces artistes qui m'ont permis de me construire musicalement.
Notre première "rencontre" s'est produite, très exactement, le 18 novembre 1972.
A cette époque, il n'était pas facile de découvrir les musiques Américaines.
Il y avait pourtant un rendez-vous hebdomadaire que je n'aurais raté sous aucun prétexte, l'émission Pop 2, présentée par Patrice Blanc-Francard.
Ce 18 novembre là, il proposa James Taylor, sur scène à l'Oakland Coliseum, interprétant "Carolina In My Mind".
Quel choc ! Une musique sobre et si belle, tout simplement évidente. Dans la foulée, je découvrais The Album "Mud Slide Slim And The Bue Horizon".
Depuis, James Taylor ne m'a jamais quitté mais je n'imaginais pas avoir la chance de voir un jour, en vrai comme on dit, celui qui est devenu l'un des artistes majeurs de la scène Folk.  Quand j'ai appris qu'il se produirait à Paris le 15 mai, j'ai immédiatement consulté mon agenda. Hasard ou nécessité, deux réunions professionnelles à Paris les 15 et 16 mai.
Voila comment je me suis retrouvé sur le coup de 19 h 45, assis au 12e rang de la salle du Boulevard des Capucines.
L'olympia est plein à craquer, des connaisseurs évidemment dont beaucoup d'Américains.
James Taylor enchaine trois titres et présente ses musiciens en annonçant "les meilleurs du monde". Un peu excessif quoique ces trois là sont certainement les musiciens de studio et sidemen de tournées les plus recherchés.
Larry Goldings aux Claviers, Jimmy Johnson à la Basse et Steve Gadd à la Batterie. Excusez du peu ! Les titres s'enchainent, une sorte de Best Of en Live. James Taylor qui parle un Français très correct échange avec le public et agrémente le show d'anecdotes. Par exemple, il raconte qu'en 1968, à Londres, il a joué "Something In The Way She Moves" devant Paul McCartney & Georges Harisson dans sa chambre d'hôtel. Les deux Beatles ont aimé et il a ainsi décroché un contrat avec Apple Records. Cette chanson a d'ailleurs servi de point de départ à Georges Harisson pour écrire l'une de ses chansons les plus célèbres "Something".  Après "Upon The Roof", un break de 20 minutes et c'est reparti. Tout est nickel, la voix, le jeu de guitare et l'accompagnement.
Pour "You've Got A Friend", james Taylor et son groupe, comme indiqué dans un style un peu "Old Fashioned" sur le fronton de l'Olympia, sont rejoints par deux choristes de luxe. Kim Taylor, la femme de James et Kate Markowitz.
Trois rappels avec pour finir "Close Your Eyes en duo par James et Kim et c'est déja fini.
Mais il reste des étoiles plein les yeux.
Thank you, Sweet Baby James !    
 
Titres interprétés : Blossom - Sunny Skies - Carolina In My Mind - Everybody Has The Blues - Frozen Man - Walking Man - Little More Time With You - Steamroller Blues - Slapleather - Don't Let Me Be Lonely Tonight - Sweet Baby James - Upon The Roof - Another Day - Lighthouse - Country Roads - Copperline - Something In The Way She Moves - Mexico - Fire And Rain - Your Smiling Face - You've Got A Friend - Shower The People - How Sweet It Is - Close Your Eyes.

Pour celles et ceux qui voudraient découvrir James Taylor, il y a bien entendu les albums classiques, "Sweet Baby James", "Mud Slide Slim And The Blue Horizon", "One Man Dog", "Walking Man", "Gorilla" ...

Pour ma part, j'aime aussi beaucoup "One Man Band", un live enregistré en 2007 dans le charmand "Colonial Theatre" de Pitfsfield (Massachusetts). JT, accompagné par le seul Larry Goldings interprète ses meilleures chansons. Le coffret comprend à la fois le CD et le DVD du concert et il donne une véritable idée de ce que propose JT sur scène.

A lire - Alain GERBER / Balades en Jazz

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Un petit livre que l'on peut trouver aux éditions Folio (n° 4504) dans lequel Alain GERBER exprime tout son talent d'écrivain.
Extrait du texte intitulé "Et Stan Getz m'a vu..." :
"Quartier Saint-Séverin, fin des années soixante .../... Et là, j'ai vu Stan Getz. Et Stan Getz m'a vu. Nous faisions pourtant de grands efforts pour ne pas nous regarder. Nous étions l'un devant l'autre parmi les tabourets. Lui comme absent, moi plein de gêne, debout, désemparés dans le jour terreux du soupirail, retenant notre souffle et respirant ce fumet de boucane que laissent les nuits blanches. Son saxophone amati pendait au bout de son bras. C'était un samedi après-midi au Chat qui Pèche, une heure où l'envers du décors, hélas, c'est le décor lui-même. Dans un bistro voisin, pour des fadaises, il s'était mis à trépigner, plus rouge qu'un lampion chinois, avant de fondre en larmes sous l'oeil en coin des manilleurs. Il avait, en apparence, tout oublié de la scène. J'en remâchais seul l'humiliation. Car lorsque je l'avais rencontré dans des disques où il avait à peine plus que mon âge, une douzaine d'années plus tôt, je l'avais pris pour un roi de ce monde. On prend toujours les musiciens pour ce qu'ils ne sont pas : on les prend facilement pour leur musique, en particulier. Sous mes yeux, le géant s'était métamorphosé en un enfant gâté. Haïssable, irascible et précaire. Mais c'était moi seulement qui tombait de mon piédestal .../... Alors, en catastrophe, j'ai fredonné un de ces airs qui avaient couronné Stanley Getz dans mes songes, autrefois. "Hershey Bar". Alors, il a tourné les yeux vers moi, il a eu ce sourire un peu gommé, il a porté son saxophone à ses lèvres, il a soufflé. Il a soufflé cet air-là et bien d'autres que je connais par le coeur : rien que des airs de ce temps-là, comme s'il avait toujours su à quel point, dans ma ville, je l'avais aimé à travers eux, et puis eux à travers lui. Ses phrases lisaient en moi à livre ouvert. Jamais un concert n'a été aussi privé que celui-là.
 
Humour British !
Une fois, j'ai diné avec Lady Di. Au cours du repas, elle m'a confié le nom de son artiste de Jazz favori. Je m'attendais à John COLTRANE ou Miles DAVIS ... non, Billy JOEL, amusant non !
                                                                                       Paul McCartney
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