Disques

Bill CARROTHERS / Love And Longing

 

Chaque nouvel album de Bill Carrothers est un véritable événement. Ce "Love And Longing" ne déroge pas à la règle. Les plus belles choses étant souvent les plus spontanées, ce bijou musical a été enregistré, presque à la va vite, à la fin d'une séance en studio. Bill, dont le jeu de piano est certainement l'un des plus subtils et inventifs de notre époque s'amuse à chanter neuf chansons populaires Américaines, complétées par quatre pièces au piano solo. Quand je dis s'amuse, c'est une façon de parler, tant la mélancolie et la nostalgie transpirent dans ces interprétations. Sa voix n'est pas sans rappeler celles du jeune Chet Baker (sur Mexicali Rose & Trade Winds, notamment) et d'Harry Nisson. C'est également celle d'un amateur, au bon sens du terme, car d'évidence, Bill aime la musique et elle le lui rend bien. Ne passez pas à côté de cet artiste majeur. Loin des sirènes médiatiques, il poursuit son chemin vers la perfection.

Ruth PRICE / My Name Is Ruth I Sing

 

Le Jazz vocal des années cinquante recèle des trésors tombés dans les oubliettes de l'histoire du Jazz. C'est le cas de cet album de Ruth Price enregistré en 1955. Née en 1938 à Philadelphie, elle s'installe à Los Angleles en 1957. Dans un style rappelant celui de Chris Connor, elle devient une des chanteuses les plus populaires de la scène californienne. Elle se produit, en particulier, avec Charles Mingus, Stan Getz et Shelly Manne. En 1992, elle fonde "The Jazz Bakery", haut lieu du Jazz à Los Angeles où se produisent les plus grands artistes. Ruth Price n'a enregistré que 6 disques. Celui-ci est le premier et je vous engage à le découvrir. A ma connaissance, on ne le trouve plus en CD mais il peut être téléchargé, pour quelques euros, sur les principaux sites en ligne.

A écouter également, l'excellent Live "At The Manne Hole", Ruth Price y est accompagnée par"Shelly Manne And His Men".

Presse - Jazz Magazine / Juin 2013

 

A ne pas manquer dans la livraison de juin de Jazz Magazine, un passionnant article sur les pianistes de Miles Davis, signé par Laurent De Wilde. En prime, le guide complet des festivals de l'été.

Bad News

Mulgrew MILLER (13/08/1955 / 29/05/2013

Le pianiste Mulgrew MULLER a rejoint les étoiles le 29 mai à l'âge de 57 ans à la suite d'un accident cardio-vasculaire. J'avais eu la chance de le voir et de l'écouter, dans les années 80, avec Art Blakey et ses Jazz Messengers.

Technologie

Shazam, l'application magique !

La plupart des lecteurs de cette page sont probablement équipés d'un Smartphone.   Il doivent de toute urgence télécharger "Shazam". Cette application est capable, en quelques secondes, d'iidentifier la musique que vous êtes en train d'écouter, à la radio, à la télé, dans un bar... Il suffit d'ouvrir l'application, de cliquer sur le logo pour "Shazamer", et miracle, le nom de l'interpète et le titre du morceau s'affichent avec en plus un lien pour l'acheter (Business is Business !).

 

Ce n'est pas du Jazz, mais ...

Remembering Elizabeth COTTEN (1895 - 1987)

Elizabeth "Libba" COTTEN est une musicienne autodidacte qui a eu une influence considérable sur l’évolution de la musique populaire américaine.

Née dans une famille pauvre de Caroline du Nord, elle achète, à 8 ans, sa première guitare qu’elle surnomme « Stella ». A 10 ans, elle compose « Freight Train » qui reste son plus grand succès et l’un des standards majeurs de la Folk Music.

Elle est l’une des initiatrices du « Finger Picking », technique de jeu de guitare associant des basses alternées sur les trois cordes graves et une mélodie sur les trois cordes aigues. Ce style est d’ailleurs communément appelé le « Cotten Picking ».

Elle se produit dans les églises jusque dans les années trente puis cesse toute activité artistique pendant près de vingt cinq ans. 

Ce n’est qu’à l’âge de soixante ans qu’elle commençe à enregistrer et à jouer sur scène.  A l’époque, elle est employée comme femme de ménage par la famille de Charles SEEGER.

Elle s’occupe des enfants, Mike, Peggy et bien sûr Pete et se remet alors à jouer pour cette famille férue de musique. Elle se produit dans les plus grands festivals (Newport Folk et Smithonian Festival Of American Folklife, par exemple). Beaucoup d'artistes ont repris ses chansons (Peter, Paul & Mary, Bob DYLAN, Taj MAHAL, Jerry GARCIA…) et en 1984, elle reçoit le « Grammy Award » de la meilleure chanson traditionnelle.

Deux disques indispensables, « Freight Train » bien sur, mais aussi « Shake Sugaree » sur lequel elle interprète la chanson titre, accompagnée au chant par sa petite fille, Brenda EVANS, alors âgée de quatorze ans. A noter également le bel hommage que lui a rendu, en 1987, le groupe firehose sur l'album "if'n" (In Memory Of Elizabeth Cotton).

Une Photo, une histoire

Lisbonne - Portugal - 03/01/2009

La capitale du Portugal est une ville fascinante, chargée d'histoire et délicieusement Kitch. Pour pénétrer l'âme de cette ville, il faut prendre le Tram et, en particulier, les wagons jaunes de la ligne 28. Ce Tramway traverse les quartiers historiques de Bairro Alto et d'Alfama. Il escalade les collines escarpées et serpente dans les ruelles étroites, frolant parfois les maison de quelques centimètres. Tout au long du parcours, on peut admirer une multiplicité d’églises, de couvents, de palais, de jardins, de places, d'impasses, ruelles, statues et azulejos, qui font la richesse de cette cité.

A méditer

"La musique de Bird pouvait fuser en envolées fulgurantes d'une allégresse débridée et prenait plus de liberté que la musique swing qu'on connaissait bien. Elle mettait aussi à nu le mal d'être, les plaies de l'âme de l'Amérique noire. Dans cette musique-là, aucun compromis, Le temps des cheveux décrêpés et aplatis et des béni-oui-oui était révolu à jamais. Elle fut immédiatement en butte à l'hostilité, non seulement des publics blancs qui captèrent le message et flairèrent l'orage, mais aussi des musiciens noirs plus âgés à qui elle renvoyait subtilement une image peu valorisante de l'Oncle Tom".
Chan PARKER

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