Disques

Yoko MIWA Trio / Live At Scullers Jazz Club

 

Les Japonais sont des passionnés de Jazz. Pendant longtemps, leurs musiciens ont eu du mal à trouver leur propre personnalité, tant ils étaient occupés à copier les maîtres Américains. Les choses ont bien changé et on peut vraiment parler aujourd'hui d'une école Japonaise, en particulier en ce qui concerne le piano. La volcanique Hiromi Uehara s'est déja taillée une solide réputation. Voici maintenant Yoko Miwa. Originaire de Kobé, elle s'est très vite tournée vers le Jazz et une bourse lui a permis d'étudier au Berklee College Of Music. Désormais installée à Boston, c'est dans cette ville qu'elle a enregistré ce Live, au Scullers Jazz Club. Particulièrement à l'aise sur les ballades, elle y exprime toute sa sensibilité et son talent mélodique. C'est notamment le cas sur le superbe "Silent Promise".

Wynton MARSALIS & Eric CLAPTON / Play The Blues

(Live From Jazz At Lincoln Center)

 

Ce disque est passé presque inaperçu à sa sortie. Pourtant, il mérite vraiment d'être écouté. Au départ, il s'agit d'un projet d'Eric Clapton qui souhaitait rendre hommage à la musique de la Nouvelle Orléans en s'inspirant du Creole Jazz Band de King Oliver ainsi que de W. C. Handy. Il s'est entouré du trompettiste Wynton Marsalis qui signe les arrangements et des musiciens de l'orchestre du Lincoln Center pour trois concerts donnés en avril 2011 dans le fameux centre culturel New Yorkais. La voix de Clapton, la qualité des solistes, leur bonheur évident de jouer ensemble donnent un résultat fort réjouissant. A noter, une version de "Layla" entièrement réorchestrée dans le style de l'époque. Un vrai disque plaisir.

Ce n'est pas du Jazz, mais ...

Robben FORD / A Day In Nashville

28e album pour le Californien Robben Ford, enregistré en un jour à Nashville, comme le titre l'indique, dans le studio Soul Kitchen et dans les conditions du Live. Robben Ford s'inscrit dans la lignée des grands Bluesmen blancs. Ce virtuose de la guitare nous propose une musique inspirée par le Blues bien sûr, mais aussi par le R'N'B, la Soul et le Jazz Rock. A l'écoute, on pense à Johnny Winter mais aussi à Larry Carlton. Il est entouré de Audley Freed (guitare), Ricky Petersen (claviers), Brian Allen (basse), Wess Little (batterie) et Barry Green (trombone) qui apporte une touche Jazzy à l'ensemble. Outre ses propres albums, Robben Ford joué avec des artistes comme Joni  Mitchell (Miles Of Aisles), George Harrison ou Miles Davis.

A découvrir également, son précédent album "Bring It Back Home".

Musique et Cinéma

Les "Brass Band", héritiers des fanfares militaires du XIXe siècle, font partie intégrante de la vie musicale de la Nouvelle Orleans. Le premier, l'Excelsior, fut fondé vers 1880 et fut suivi d'autres bands célèbres comme l'Onward, le Tuxedo, l'Eureka et l'Olympia. Ils sillonnent les rues du "Vieux Carré" pour toutes sortes d'occasions, fêtes, carnaval et bien sur enterrements. C'est justement à un enterrement un peu spécial, rythmé par la musique de l'Olympia Brass Band, auquel on assiste dans une des premières scènes de "Live And Let Die", un James Bond sorti en 1973.
Voir la video en bas de cette page.

Vu sur le Net

International String Trio / Tchavolo Swing (From Latcho Drom)

Les Américains raffolent du Jazz Manouche et les "Hot Clubs" fleurissent un peu partout dans le pays. Ceux de Detroit et de San Francisco sont parmi les plus actifs et les plus réputés. C'est tout à fait par hasard que je suis tombé sur cet "International String Trio" et sa version de "Tchavolo Swing", le magnifique morceau que l'on peut entendre dans "Latcho Drom", le film de l'excellent Tony Gatliff à qui ont doit également "Swing". C'est d'ailleurs de swing dont il s'agit car ces trois là en ont à revendre !

Remember Claude NOUGARO

Dix ans déjà que le petit taureau Toulousain nous a quitté, c'était le 4 mars 2004. Pétri de Jazz, il savait faire swinguer la langue Française comme personne. Je me souviens d'un formidable concert à Vichy, il y a bien longtemps, où il était entouré de Maurice Vander (piano), Pierre Michelot (contrebasse) et, peut-être, Bernard Lubat (batterie) mais je n'en suis plus sûr.

Avec un J de joie dans un D de détresse
Un A comme Amérique et l'Afrique au milieu
Et deux Z pour que les cuivres glissent mieux
Ouvrez les gaz, voici l'Altesse
Laissez passer Sa Majesté le Jazz

Une Photo, une histoire

Guyane - Ile du Diable - 19 mars 2014

Avec l'ile Royale et l'ile St Joseph, l'ile du Diable est l'une des trois iles du Salut. Au temps du bagne, on y envoyait les les prisonniers politiques. Le plus célèbre d'entre eux, le capitaine Alfred Dreyfus, y a séjourné pendant 4 ans. Sur la photo, dans la partie déboisée de l'ile, on aperçoit la petite maison où il vécut durant sa détention.

Harlem - West 125 th Street - 16 novembre 2004

Harlem - West 125 th Street - 16 novembre 2004

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