Cette fresque murale, en verre et céramique, est l'oeuvre de l'artiste Afro-Américaine Valerie Maynard.
Elle s'intitule "Polyrhytmics Of Consciousness And Light" (Polyrythmie de la conscience et de la lumière).
On peut l'admirer sur les murs de la station de métro de la 125e Rue, à Harlem.

Le morceau du mois

Jamie CULLUM / Let It Snow

Mon disque de l'année

Sara Gazarek & Josh Nelson / Dream In The Blue (Les News - Août)

La sélection des autres enregistrements qui ont marqué mon année musicale 2016

Jazz - Nouveautés

Kenny Barron Trio / Book Of Intuition (Les News - Juin)

       

Jean-Marc Foltz & Stephan Oliva / Gershwin (Les News - Juin)

Catherine Russell / Harlem On My Mind (Les News - Octobre)
Nominée aux Grammy Awards 2017 pour le meilleur album de Jazz Vocal (Résultat le 12 février)

       

John Scofield / Country For Old Men ( Les News - Décembre)

Jazz - Oldies But Goldies

Mike LeDonne / The Feeling Of Jazz - 1990 (Les News - Mars)

       

Carmen McRae / Book Of Ballads - 1958 (Les News - Avril)

Autres Musiques

Eva Cassidy / Live At Blues Alley (Les News - Mars)

       

Petra Haden / Petra Goes To The Movies (Les News - Novembre)

Séance de rattrapage - La chronique de Philippe VINCENT

Impossible de rendre compte ici de tous les bons disques qui sortent. Autant vouloir faire rentrer une rivière dans une bouteille de champagne, fût-elle un magnum. A l’heure où les rédactions affutent leurs ciseaux pour établir leur palmarès 2016 et autres "best of", le passage d’une année à l’autre sera plutôt l’occasion pour nous de régler la mire sur quelques enregistrements dont nous aurions aimé parler dans la saison mais qui furent relégués en file d’attente par d’autres urgences.

Sans trop nous attarder sur des choses trouvables en bonne place dans les quelques rayons jazz qui restent dans l’hexagone, citons tout de même deux duos incontournables sortis à l’automne. On pensait que celui de Jacky Terrasson & Stéphane Belmondo "Mother" (Impulse-Universal) serait peut-être un peu convenu mais on avait tort, il est inattendu et indiscutable. On se doutait que celui de Joshua Redman & Brad Mehldau "Nearness" (Nonesuch-Warner), enregistré live dans plusieurs festivals en 2011 serait magnifique et on ne s’était pas trompés, même si quelques chroniqueurs aux oreilles endormies ont pu faire la fine bouche sur ce miel. 

       

Mais derrière les têtes de gondoles se cachent aussi quelques pépites qui attestent de la vitalité du jazz actuel. Souvent appréciés pour leur expertise de rythmiciens, les batteurs sont de plus en plus nombreux à vouloir montrer que la musique ne s’arrête pas au bout de leurs baguettes. C’est le cas de Thomas Grimmonprez que l’on a souvent entendu avec de grandes formations (Patrice Caratini, Martial Solal, Laurent Cugny) et qui propose un "Kaleidoscope" (Circum Disc) de ses compositions ciselé tout en finesse avec son trio pour un deuxième album en leader totalement réussi. Autre batteur d’une grande musicalité, on connait Jorge Rossy pour sa participation au trio de Brad Mehldau où il caressa pendant quinze ans ses tambours avec grâce. Mais peu de gens savent que ce monsieur (plus cool tu meures !) est vraiment un « musicien total ». Parti aux USA comme trompettiste, il revint vingt ans plus tard dans sa Catalogne natale pour enregistrer comme pianiste avant de devenir aujourd’hui vibraphoniste avec ce "Stay There" (Pirouet) qui est un petit bonheur de douceur. Si l’on ajoute que ses compagnons d’aventure se nomment Mark Turner, Peter Bernstein, Doug Weiss et Al Foster, vous aurez compris qu’il faut écouter Jorge Rossy avec la même attention qui est la sienne quand il joue.

Après ces délicatesses de batteurs, Nicolas Folmer et son Horny Tonky Experience envoient le steack. Ce trompettiste allie à ses dons de soliste des qualités évidentes de chef d’orchestre et d’arrangeur et il nous fait plaisir pour la deuxième fois avec un album où il avoue ses goûts pour le funk et le R’n’B. Son parcours montre qu’il a intégré l’histoire de la musique noire comme peu de ses contemporains européens et c’est tellement bon !

       

Si le rhythm’n’blues et le rock ont soufflé leur énergie jusque dans une partie du jazz d’aujourd’hui, ce n’est pas Julian Lage "Arclight" (Mack Avenue-H.Mundi) qui nous contredira, le son limpide et incisif de sa Telecaster nous rajeunissant de quelques décennies. Mais la nostalgie s’arrête là car le propos musical de ce jeune prodige de la guitare lui fait revisiter des morceaux des années 20 ou 30 (Persian Rug de Fats Waller ou Harlem Blues de W.C.Handy) avec le même naturel qui lui colle à la peau dans ses compositions. Et il ne faut pas faire le pingre avec les 36 mn d’un album qui nous ramène au bon vieux temps du vinyle car la musique ne se mesure pas au mètre. Voici de quoi parer toute discothèque pour bien commencer une année où on risque d’entendre le pianiste Dominique Fillon dans quelques festivals.

Directeur de la Société OMD (1983-1996) spécialisée  dans la  distribution de labels de jazz (Enja, Timeless,  Muse,  Sunnyside, GRP,  etc), créateur du label IDA  Records (1984-  1998) qui enregistra  Barney Wilen, Louis  Sclavis, Laurent de  Wilde, Enrico Pieranunzi et  bien  d'autres, Philippe Vincent est membre de  l'Académie du  Jazz  et collaborateur régulier de Jazz Magazine/Jazzman  depuis  2008.

Disques

Vincent PEIRANI & Michael WOLLNY / Tandem

 

Peu à peu, l'accordéoniste Vincent Peirani est en train de prendre une place de choix sur la scène Jazz Française. Chaque nouvel album confine à l'excellence et ce "Tandem", en duo avec le remarquable pianiste Allemand Mickael Wolnny ne déroge pas à la règle. Que ce soit aux côtés de Youn Sun Nah, d'Emile Parisien ou de Pierre Perchaud, Vincent Peirani a su donner une nouvelle jeunesse à l'accordéon Jazz. Les plages de ce nouvel opus sont toutes excellentes et révèlent une virtuosité jamais gratuite, mais au service de la musicalité. C'est en particulièrement le cas de l'Adagio pour Cordes de Samuel Barber que l'on redécouvre avec délectation.

Lucy DIXON / Lulu's Back In Town

Des standards d'avant guerre dans un style swing manouche, voici ce que nous propose l'étonnante chanteuse et danseuse Anglaise Lucy Dixon. Après avoir fait les beaux jours des comédies musicales Londoniennes (Cats, Cabaret ...), c'est en France, plus précisément au Studio Juillaguet au coeur de la campagne Charentaise, qu'elle a choisi d'enregistrer cet album. Elle s'est entourée d'un excellent trio "Gypsy", Sammy Daussat (guitare), David et Sébastien Gastine (guitare et contrebasse) et de quelques invités de marque, en particulier Laurent De Wilde sur deux titres.

Une voix, un style musical et un répertoire qui ne sont pas sans rappeler la Québécoise Susie Arioli. "Je ne me limite pas à interpréter des Standards mais j'essaie de leur insuffler une autre vie" dit-elle et, de fait, le pari est pleinement réussi (After You've Gone, Get Happy, Fascinating Rhythm, Nagasaki ...). Et puis, il y a aussi la délicieuse romance "Darling, je vous aime beaucoup", popularisée en 1954 par Nat King Cole. La chanson avait été écrite en 1935 par Anna Sosenko et interprétée pour la première fois par la chanteuse de cabaret, Hidegarde Loretta Sell.

Les esprits chagrins diront que tout cela est un peu trop "Easy Listening" mais ne leur en déplaise, je vous recommande vivement ce disque "plaisir".

Un morceau, une histoire

Henri MANCINI & Johnny MERCER / Moon River

Cette chanson a été composée par Henri Mancini (musique) et Johnny Mercer (paroles) pour le film de Blake Edwards "Breakfast At Tiffany's" (Diamants sur canapé), un des joyaux de la comédie Américaine (1961). 

Voici ce qu'en disait Henri Mancini "Pour Moon River, il est très difficile d’imaginer que j’aurais pu écrire la mélodie et Johnny Mercer les paroles sans qu’Audrey soit impliquée. Je n’ai jamais été plus inspiré que par ce film. Moon River a été écrit pour Audrey. Personne d’autre ne l’a jamais si parfaitement compris". Et de fait, Audrey Hepburn et la chanson ne font qu'une et son interprétation est un condensé de sensibilité et de délicate mélancolie. Audrey Hepburn n'était pas une musicienne ni une chanteuse et elle le savait. Pour le film, elle avait donc pris des cours de guitare et de chant. C'est sa spontanéité qui donne à son interprétation un charme si particulier.

Quelques autres belles versions à écouter :

Art Blakey & The Jazz Messengers / Buhaina's Delight (1963)

Nancy Wilson / Hollywood My Way (1963)

Brad Mehldau / The Art Of The Trio - Volume 2 (1998)

Une photo, une histoire

New York - Ellis Island - 21 mai 2009

L'ile d'Ellis Island est située à l'embouchure de l'Hudson River, à 800 mètres de la statue de la Liberté (Liberty Island). Jusqu'en 1892, les migrants débarquaient à la pointe sud de Manhattan, à l'emplacement actuel de Battery Park. Afin de faciliter leur arrivée massive, le centre fédéral d'immigration d'Ellis Island a ouvert ses portes le 1er janvier 1892. Jusqu'à sa fermeture le 12 novembre 1954, il a vu passer 12 millions d'immigrants. Depuis 1990, Ellis Island abrite le musée national de l'histoire de l'immigration aux Etats-Unis, une visite incontournable lorsque l'on va à New York.

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Albert Lebourg - Vue de Pont du Château (1885) - St Petersbourg - Musée de l'Ermitage - 30 mai 2007

Albert Lebourg - Vue de Pont du Château (1885) - St Petersbourg - Musée de l'Ermitage - 30 mai 2007

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